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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

Miséricorde de Dieu, encore et encore !

Voilà Dieu qui du matin au soir recrute et embauche lui-même l'humanité tout entière pour qu'elle fasse partie, un jour, du Royaume. Peu importe la génération à laquelle nous appartenons, l'appel de Dieu est lancé à tous pour travailler à la grandeur de ce Royaume. Notre Dieu est un Dieu qui donne sa chance et son amour à tous, qui appelle les hommes à partager sa gloire. La justification, par Jésus, de la libéralité divine à l'endroit des pécheurs convertis et pardonnés, bouleverse nos hiérarchies de valeurs. De dernier, avoir la possibilité d'être premier, c'est le renversement qu'opère la parole de Dieu au sein de l'impuissance humaine. Ce qui règle notre statut devant Dieu, ce n'est pas la conscience de nos vertus mais c'est la force de notre foi. Pour Dieu, la plus grande misère reconnue et dont on ne prend pas son parti, appelle la plus grande miséricorde. C'est là le mystère des « droits de l'amour » en Dieu. Rappelons-nous que Jésus ne nous a pas seulement parlé de bonheur et de renversement des valeurs mais que, dans l'Évangile, des visages et des noms ont illustré « ces derniers devenus premiers ». Évoquons Marie-Madeleine et la femme adultère, Zachée et le centurion, Simon le pharisien et le bon larron... Ainsi la réalité va plus loin que la parabole. Aujourd'hui encore, la miséricorde de Dieu est toujours en chasse et opère en nos âmes les mêmes prodiges d'amour. Efforçons-nous d'acquérir cette miséricorde de Dieu exprimée en Jésus. Un regard clément sur la faiblesse, une attention vive à la blessure, une invitation à l'espérance... La miséricorde est cette inquiétude pour l'autre qui lui offre une chance, cette sollicitude de l'autre qui ouvre un avenir pour mieux vivre. Et si nous pouvions croire à cet amour de Dieu pour nous. Si nous pouvions être tendres comme Dieu ! Miséricordieux comme le Père !

Chanoine Dominique Aubert

 

Septembre...

Chaque année, mois d’une nouvelle rentrée et prémices  d’une nouvelle année pastorale. J’ai un peu l’impression après ces longs mois marqués par la pandémie de faire redémarrer une voiture qui n’a pas fonctionné depuis un certain temps. Et c’est vrai. À part les messes dominicales, les activités paroissiales ont été mises en veille. Recommencer, il le faut, mais certainement pas comme avant. Quelque chose a changé, je crois. Regardez nos messes dominicales : nous sommes éparpillés dans notre église. Il va falloir retrouver un peu plus de convivialité mais avec, sécurité oblige, des masques et en faisant attention de garder nos distances. Je vous demande de toujours bien respecter ces consignes de sécurité élémentaires pour le bien de tous. Difficile de reprendre encore nos verres de l’amitié à la fin de la messe. Comment prévoir des réunions ? Accueillir à la Maison de la Miséricorde ? Comment nous entraider un peu plus et porter ensemble et mieux le poids des plus faibles qui ont beaucoup souffert ces derniers mois ?  Et le Catéchisme, les préparations aux mariages et au baptêmes : pas question de reprendre actuellement les « samedis sacrements » qui brasseraient trop de monde et de générations différentes. Mais voilà ! Ce moment particulier que nous vivons est sans aucun doute l’occasion pour nous d’avancer, de nous laisser interroger par le Seigneur qui ne cesse d’être présent et qui nous parle dans cette période de « tribulation ». Car la plupart du temps, c’est dans ces moments de perturbation dans nos vies ou dans nos communautés qu’Il veut nous faire avancer. Alors laissons-nous bousculer même si nous n’aimons pas beaucoup cela... Je vous invite à lire et à méditer (p.8 à 11) les paroles du Pape François pour la prochaine Journée Missionnaire du 18 octobre prochain.

Chanoine Dominique Aubert

 

Le Champ de Dieu

La parabole du semeur dans la bouche de Jésus est un véritable appel à l'éveil et à la conversion. Il suffirait de bien préparer, ou tout du moins d'entretenir le champ. Car nous avons tous hérité d'un lot de bonne terre au sortir du bain baptismal.  Certes notre terre reste encore bien mélangée. Nous sommes tous, à la fois ou tour à tour, dociles et rebelles, réceptifs puis réfractaires ; accueillants à l'Esprit et refermés sur nous-mêmes. L'ivraie et le bon grain cohabitent en nos terres (Mt 13,24-30). Et le champ de nos vies prend peut-être parfois l'aspect d'un champ en bataille plutôt que d'un bon jardin. Mais rien n'est jamais perdu pour autant. La terre battue peut être retournée par la prière. Épines et ronces peuvent être extirpées par l'ascèse. Surtout la bonne terre peut toujours apparaître, avec l'humus de l'humilité. La Parole de Dieu qui est toute puissante, ne l'oublions pas, peut devenir en nous véritablement vivifiante et agissante. Nos yeux s'ouvrent. Et nous pourrons voir. Nos oreilles se débouchent. Et nous pourrons entendre. Nos esprits s'éclairent. Et nous pouvons comprendre. Le Créateur est là ; présent partout dans l'univers. Le Verbe incarné nous accompagne ; et nous pouvons passer toute notre vie à parler de Dieu ou à parler à Dieu. L'Esprit de lumière et d'amour habite en nous ; et de lui-même, il nous fait la grâce de tous ses fruits (Ga 5,22).Il est si bien de se sentir devenir peu à peu ce que nous sommes, c'est-à-dire, selon le mot de l'Écriture, les coopérateurs de Dieu, le champ de Dieu !

« Jésus j’ai confiance en toi »

Chanoine Dominique Aubert

 

Le Poids du Fardeau

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Le Christ n’est pas indifférent à ma misère, il connaît très bien les fardeaux sous lesquels je fatigue. Ces poids qui m’écrasent peuvent être très divers : la pression du travail, la peur de décevoir, la solitude, le désespoir, la maladie... Le Seigneur vient à ma rencontre pour briser toutes ces entraves. Il veut me donner le repos. Mais pourquoi Jésus ne me débarrasse-t-il pas simplement de tout fardeau ? S’il veut me donner le repos, pourquoi voudrait-il me laisser un joug sur les épaules ? Ne puis-je pas être libre de tout ce qui m’accable ? Disons plutôt que le joug dont parle le Christ est inséparable de la vie sur terre. Ce joug, c’est l’idéal qui doit me motiver, c’est l’objectif qui me fait aller de l’avant. C’est le projet que je porte sur mes épaules, c’est ce qui me donne une raison de me lever chaque matin. Si le Seigneur appelle à lui les hommes qui souffrent sous le poids du fardeau, c’est justement pour nous débarrasser des idéaux décevants et trompeurs : la recherche du prestige, du plaisir, de la richesse, autant d’idéaux qui finiront par détruire ma vie à force d’y avoir reçu la priorité.

Jésus m’aime tellement qu’il veut remplacer ces fardeaux pesants par le seul idéal qui m’apportera vraiment le bonheur : l’amour de Dieu. C’est pour cela que j’ai été créé. C’est seulement en aimant le Seigneur que je trouverai le repos.

« Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi » (Saint Augustin).

Chanoine Dominique Aubert

 

Nos prêtres : de "pauvres types" ?

Un titre bien provocateur à l’heure où nous rendons grâce à Dieu, au moment des ordinations sacerdotales ! Il est bon que nous nous arrêtions un instant pour comprendre la réalité de l’appel de Dieu. L'engagement de ces jeunes suscite l'admiration, mais aussi l'étonnement, la perplexité et parfois l'incompréhension. Au fait, que choisissent-ils librement de vivre et à quoi s'engagent-ils délibérément ? À la pauvreté. Pour notre société, ce mot provoque l'horreur ou la pitié, à moins que ce ne soit le sourire. À l'obéissance. Ce n'est guère à la mode ! Tout le monde semble avoir des prédispositions à commander plutôt qu'à être sous-fifre… Au célibat et à la chasteté. Un choix qui paraît à première vue aberrant à l'époque de la GPA et de la recherche du plaisir à tout prix ! À servir. Déjà plus familier ! Encore faut-il ne pas confondre entre se servir et servir, car il est évidemment beaucoup plus difficile et compromettant de se mettre au service des autres. À la prière, à l'oraison, au silence, au recueillement… Plutôt atypique quand tout un chacun court, s'active continuellement et craint le vide ou la solitude. Au sacrifice, au renoncement, au don de soi. Mots tellement éloignés du  "tout tout de suite" et du profit facile ! Notre époque a plus d'admiration pour les "requins" que pour les "pigeons". À annoncer la Parole de Dieu. Difficile au milieu de toutes les informations de tous genres. Et pourquoi faire confiance à cette Parole, plutôt qu'à une autre ? D'autant plus qu'elle nous pousse dans nos retranchements et nous engage dangereusement. À administrer les Sacrements. Décidément anachronique ! En ce temps où certains prétendent se "faire débaptiser" ou refusent même le mariage civil, où les uns ne se confessent plus et où les autres ne croient plus en "la présence réelle". À diriger la communauté au nom du Christ. Là, c'est vraiment trop ! Pour qui se prennent-ils ?

Alors, après ce tableau plutôt déroutant, on peut se demander à juste titre si tous ces mots ne sont pas périmés. Aux yeux du monde, les prêtres sont bien de "pauvres types" ; à côté de la plaque ou des naïfs dont la mission serait vouée à l'échec. A l'heure de la "tolérance" ;, on est respectueux de leur choix, même si on ne le comprend pas ou s'il fait doucement sourire. Mais, lorsque ces prêtres, sûrs de ce qu'ils font et annoncent, nous proposent de faire comme eux, alors, non ! On s'indigne, on se révolte, on les critique, on les boude… On les accuse de se mêler de ce qui ne les regarde pas ! On les assimile à des gourous en mal d'adeptes, alors que, comme Jean-Baptiste, leur seul désir est de nous conduire au Christ : ce Christ qui est leur passion, ce Christ pour lequel ils ont renoncé à tout et qu'ils désirent ardemment nous faire connaître et aimer.

par le Père Frédéric Roder

"Ne craignez pas les hommes"
 
« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, à mon tour je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. » (Mt 10,32).
Nous n’avons pas plus à craindre oppositions que refus ou accusations. Le disciple n’est pas au-dessus du maître (10,24). Le Christ a averti ses disciples : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m'a haï avant vous... S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. » Et Jésus ajoute aussitôt : « S’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. » (Jn 15,18-20).
Nous disposons tous à présent, frères et sœurs, d’un triple soutien divin. Celui du Père qui nous tient à jamais dans sa main (10,29). Celui du Fils qui demeure avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20). Et celui de l’Esprit qui nous habite, nous éclaire et nous défend.
« Si Dieu est donc pour nous, clame l'apôtre, qui sera contre nous ? » (Rm 8,31).
«C’est la confiance et rien que la confiance, dit Thérèse de Lisieux, qui doit nous mener à Dieu » Ne cherchons donc pas trop à nous singulariser, en esprit d’opposition. Mais pas davantage à nous « séculariser » sous prétexte d’insertion. Il y a deux mille ans déjà que l’Épître à Diognète a si bien dit que « les chrétiens sont comme tout le monde », mais « en vivant différemment de l’esprit du monde ». Fasse le Seigneur que ce soit simplement vrai. Et que ce soit, en montrant dans la confiance, la joie, la bienveillance, la paix, un surcroît de foi, qui dise que Dieu est ; un surcroît de charité qui dise qu’il nous aime ; et un surcroît de pureté qui dise sa beauté.
« Jésus j’ai confiance en toi »
 
Chanoine Dominique Aubert

Le Saint Sacrement

Un signe nous est donné pour solliciter non pas seulement notre esprit curieux, non pas seulement notre intelligence, mais surtout notre foi. Tout à l’heure, ceux d’entre vous qui s’avanceront pour recevoir l’Eucharistie comme de pauvres gens qui reçoivent leur vie de quelqu’un d’autre, quand le prêtre, le diacre ou le ministre extraordinaire de la Communion leur présentera l’hostie en disant : « Le corps du Christ », seront devant un prodige extraordinaire. Ce pain leur est présenté : « Le corps du Christ », et ils disent : « Amen. J’y crois, je le crois ». Pas parce que le bonhomme qui leur présente le corps du Christ avec son bel habit serait plus fiable qu’un autre ! Ce n’est pas moi que vous allez croire, ce n’est pas moi qui vous ai dit : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle », mais c’est le Christ. Amen à Jésus-Christ. Je crois en ce qu’il m’a dit, je crois ce qu’il a dit. Je crois à ce qu’il nous dit aujourd’hui : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, aura la vie éternelle », aujourd’hui.

Les théologiens, à juste titre, cherchent des manières d’exprimer comment ce morceau de pain, apparemment si insignifiant, si pauvre dans sa visibilité et dans sa substance, peut devenir une nourriture de vie éternelle, comment ce morceau de pain peut vraiment être le corps du Christ. Comme l’intelligence humaine est sans limite ou presque, ils trouvent des moyens d’exprimer cela, mais ma foi ne se tourne pas vers les théologiens. Je ne crois pas aux explications, je crois à la Parole du Christ. Peut-être ne suis-je pas capable de comprendre ce que cela veut dire, mais je suis capable de dire : « Amen, je crois ». 

« Jésus j’ai confiance en toi »

Chanoine Dominique Aubert

 

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