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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

Saint Pierre et Saint Paul

Nous avons la chance d’avoir dans notre paroisse deux saints Patrons très vénérés dans l’Église et qui ont beaucoup à nous apprendre.
Le Christ a fait le choix de Pierre et Paul. Il les a pris tout entiers, tels qu’ils étaient, c'est-à-dire un peu "bruts de décoffrage" au départ ! Leurs tempéraments étaient si différents qu’il y a même eu des tensions entre eux, à propos d’un problème pastoral que Paul avait d’ailleurs mieux compris que Pierre... Pourquoi les a-t-il choisis ? Par amour. C’est en tout cas ce qu’écrit Paul. Le Christ, c’est celui qui l’a aimé et qui s’est livré pour lui (Ga 2, 20). Paul a fait l’expérience d’être aimé inconditionnellement, malgré ses fautes du passé, malgré l’orgueil qui l’aveuglait avant sa conversion... Saint Pierre, lui, était celui qui avait renié Jésus, avant sa Passion. C’est le Ressuscité lui-même qui vient le chercher : « Pierre, m’aimes-tu vraiment ? Oui, Seigneur tu sais bien que je t’aime » (Jn 21). L’Église des Apôtres, dès le départ, repose sur un amour gratuit, et non sur les compétences, ou sur la force de ceux qui la composent. Si c’était le cas, elle n’aurait pas duré longtemps ! Et puis Jésus leur a donné une responsabilité, une responsabilité pour annoncer la vraie foi, pour guider les premiers croyants. Au regard de tout ce que le Christ a fait pour ses deux grands Apôtres, nous pouvons reconnaître le signe qu’il nous donne aujourd’hui : l’Église, avec toute son humanité, est tellement irradiée de l’amour du Christ qu’elle peut donner elle-même à ses membres les secours spirituels dont ils ont besoin. L’Église est le corps du Christ, et le Christ fait de nous son Corps, pour que nous vivions de sa vie. Recevons avec reconnaissance un tel amour. Laissons-nous saisir par l’Esprit Saint, comme Saint Pierre et Saint Paul se sont laissé saisir. Alors nous pourrons témoigner de la joie d’avoir été choisis, appelés et secourus par celui qui nous aime.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Retrouvez en téléchargement la feuille du mois de Juin 2021 pour le secteur d'Epernon

La Profession de Foi

Elle n’est pas un sacrement. Elle n’est pas obligatoire. Elle n’est pas célébrée dans tous les pays. Est-elle simplement une survivance de la communion solennelle ? Est-elle un prétexte pour une réunion de famille pour les beaux jours ? Oui si nous ne comprenons pas vraiment ce qui est en jeu. 14 jeunes de notre paroisse ne feront pas « leur » profession de foi aujourd’hui mais ils diront la foi de l’Église qu’ils ont reçue le jour de leur baptême. Par sa voix, chaque jeune s’insèrera dans le « je » de l’Église qui annonce Dieu Père, Fils et Saint Esprit.
Avant d’être une adhésion personnelle, la foi est un don reçu. Ainsi, je ne choisis pas les articles du Credo qui me conviennent tout en laissant de côté ceux qui me dérangent. Je professe la foi de l’Église dans son entièreté et dans l’authenticité que garantit la succession des Apôtres. C’est la plus belle chose que nous pouvons offrir à ces jeunes : non pas un bricolage d’articles de foi qui conviennent à notre sensibilité du moment mais le dépôt de la foi reçu des Apôtres. Dans une société qui donne l’impression qu’il n’y a pas une vérité mais une pluralité de vérités, les jeunes collégiens ont un besoin impérieux de ce roc qu’est le Credo. Ballotés par les flots des « buzz », des clashs, des « # » éphémères, ils ont besoin de sentir la stabilité de notre Credo, de s’accrocher à lui en disant : « je crois Seigneur, Tu as les Paroles de la vie éternelle » ». Nous comprenons alors sans peine, dans une société profondément marquée par le relativisme, l’importance que revêt pour chacun de ces jeunes la profession de foi vécue comme une étape de croissance spirituelle. Portons-les dans notre prière, demandons à l’Esprit Saint qu’ils ont reçu en surabondance hier, jour de leur confirmation de les fortifier dans la foi.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Amitié fidèle

Nous avons eu la joie ce matin (pour des raisons sanitaires) à la messe de 9h30 de la Solennité du Corps et du Sang de Jésus d’accompagner 11 enfants de notre paroisse en ce jour de leur Première Communion. Un certain nombre parmi nous se souviennent peut-être du jour de leur Première Communion qui a été le début d’une longue amitié intime fidèle avec Jésus. Jésus dans l’hostie, Jésus toujours présent dans le Tabernacle de nos églises mais Jésus si souvent seul, si souvent délaissé. Personne pour Lui faire une petite visite… Sans doute préfère-t-on rendre des visites à nos amis de la terre… Alors demandons-nous ce matin quelle relation d’amitié profonde nous avons avec Jésus. Chaque jour dans notre église j’ai le bonheur de venir célébrer la messe, c’est-à-dire de renouveler pour nous et pour le salut du monde - d’une manière non sanglante - ce qui s’est passé un jour au Golgotha, il y a plus de deux mille ans : le don de notre Salut que Dieu nous fait en mourant sur la Croix. Cela est-il devenu si banal, si anodin, pour que nous en soyons venus (en France tout au moins) à délaisser ce qui chaque jour est l’Acte qui est le lieu essentiel de la vie de notre monde : la messe ? Je crois que beaucoup ne savent pas en réalité la signification profonde de ce qu’est une messe. Elle est devenue un lieu de dévotion personnelle alors qu’elle est le Moyen par lequel Dieu sauve le monde. En réalité, la grandeur de la messe nous dépasse ; le mystère qu’elle renferme est trop grand, trop beau pour que les êtres humains puissent la saisir et l’assimiler pleinement. Un conseil : vivons les messes auxquelles nous participons comme si c’était notre première messe, notre dernière messe ! Notre unique messe !

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Les 3 allumettes

Un mystère ! C’est ainsi habituellement que l’on nous présente ce qui est le cœur de notre foi, la Sainte Trinité. Ce mystère d’un Dieu en trois personnes, bien des Pères de l’Église et des mystiques ont tenté de l’expliquer en usant de métaphores de toutes sortes afin de le rendre intelligible. Saint Grégoire de Nazianze, disait de la Trinité : « Le Père est la Source, son Verbe est le fleuve, l’Esprit Saint est le courant du fleuve. » Catherine de Sienne, elle, prenait l’analogie du Buisson ardent, le Père étant le feu, le Fils étant la lumière qui se dégage du feu, et l’Esprit Saint la chaleur du feu. Je me souviens de cette maman qui avait un jour expliqué ce qu’était la Trinité à ses enfants. Elle avait pris trois allumettes qu’elle avait allumées ensemble, puis avait joint les trois flammes, qui désormais ne faisaient plus qu’une seule. Trois minuscules bouts de bois, mais une seule lumière qui les réunissait comme si cela allait de soi, dans l’évidence d’une clarté unique. Et les enfants, avaient tout compris ! C’est si simple, la Trinité : comment peut-on se casser la tête avec des complications qui font d’une chose si naturelle un problème ?   Il n’y a que des adultes pour trouver cela bizarre. Les grandes personnes sont-elles encore capables de s’émerveiller, au lieu de démolir ce qui s’offre à elles, avec des raisonnements compliqués et des mots difficiles qui croient pouvoir tout expliquer, alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux et d’accueillir ce qui vient avec gratitude, sans vouloir le contrôler et le maîtriser ? La vie peut-elle se laisser enfermer dans nos raisonnements ? Ne faut-il pas conserver au moins un peu d’innocence, d’ingénuité, de naïveté ?

Chanoine Dominique Aubert, Curé

Retrouvez chaque semaine la feuille dominicale ici en téléchargement

 

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