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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)


On croit souvent que la Miséricorde est une sorte de suspension de la justice. Le sens de la ‘justice’ est de donner une récompense pour le bien et punir le mal. La Miséricorde se manifesterait en arrêtant la punition. En adoptant un tel concept, certains pasteurs nous effraient parfois de l’ambon à propos de la justice divine pour nous rappeler les devoirs des chrétiens et la punition de l'enfer ardent.
Mais la justice de Dieu se dispute-t-elle vraiment avec Sa Miséricorde ? En cherchant des réponses à une telle question, considérons ce que nous en dit la Bible où Dieu parle de Lui-même.

Pour décrire la « Miséricorde », les auteurs de l'Ancien Testament utilisent le mot qui signifie « l’intérieur », « les entrailles », « la matrice ». Ainsi, « Rahamim » désigne un lien « profond », très profond, qui relie deux personnes par la parenté. Cette attitude est caractéristique de Dieu par rapport à l'homme. Jérémie a parlé ainsi de cette relation : « Éphraïm n’est-il pas pour moi un fils précieux, n’est-il pas un enfant de délices, puisque son souvenir ne me quitte plus chaque fois que j’ai parlé de lui ? Voilà pourquoi, à cause de lui, mes entrailles frémissent ; oui, je lui ferai miséricorde – oracle du Seigneur. » (Jr 31,20). Avec une certaine correction, on peut supposer que les Hébreux sous le concept d ‘« intérieur » ont compris le sens qu'aujourd'hui nous attribuons au mot «cœur». Parfois, la Miséricorde peut prendre la forme de la compassion fondée sur la relation de parenté. Parce que les Israélites étaient liés à Dieu par l'alliance, sa miséricorde est de nature compatissante : « Tant de fois délivrés par Dieu, ils s'obstinent dans leur idée, Ils s'enfoncent dans leur faute. Et lui regarde leur détresse quand il entend leurs cris. Il se souvient de son alliance avec eux ; Dans son amour fidèle, il se ravise : Il leur donna de trouver grâce devant ceux qui les tenaient captifs. » (Ps 106,43-46).

Toute l'histoire du salut dirige nos yeux vers Dieu, qui a créé le monde pour donner vie à tout ce qu'il aimait. À son image et à sa ressemblance, il a fait l'homme. Mais avec le péché originel est venu le mal, qui essaie farouchement de combattre et de balayer l'œuvre de Dieu, de tourner l’homme contre Lui. Cependant Dieu a tellement aimé sa création qu'il lui a donné le plus beau cadeau : le libre arbitre. Il lui a donné la grâce de discerner ce qui est bon et ce qui est mauvais, et tous les outils qu'il pouvait utiliser pour combattre ce qui met l’homme à l'écart du Créateur. Et Il ne laisse jamais l’homme seul. Pourtant, tout le monde ne désire pas profiter de ces avantages en choisissant de marcher facilement et agréablement loin de Dieu. Dieu à travers son Fils Jésus Christ a annoncé à l'humanité son retour. Il reviendra pour rétablir l'harmonie perdue. Mais avant que ce temps n'arrive, il tend constamment la main aux hommes, leur rappelant qu'il est le Dieu aimant et très juste.

Tant de choses ont été déjà écrites et dites à propos de la justice de Dieu. À de nombreuses reprises sur les pages des Saintes Écritures apparaît la description de cette main droite du Seigneur, qui parfois, dans sa sévérité, secoue le pauvre pécheur. Ainsi dans le livre du prophète Isaïe ; « J’exercerai ma vengeance, personne ne m’en empêchera. » : Terrible sera l'avenir du pécheur qui persiste dans son entêtement et se détourne de Dieu. Voici l’avenir qu'il se prépare lui-même : « Un malheur va fondre sur toi, sans que tu puisses le conjurer ; un désastre te frappera, sans que tu puisses y échapper ; soudain fondra sur toi une tourmente que tu ne connais pas. » (Is 47, 11)

Dieu, cependant, a appelé l'humanité pécheresse à vivre en Christ et, comme l’écrit saint Paul dans la lettre aux Éphésiens ; « à nous qui étions des morts par suite de nos fautes, Il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. » (Ep 2, 5) Dieu aime l'homme et veut que nous soyons saints et immaculés devant Son regard. Et en même temps, respectant le libre arbitre de l'homme, il rappelle que « tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté dans le feu », « Il rendra à l'homme selon ses actes » parce que c'est « le Seigneur est le Juge » Et quiconque abuse de sa bonté n'entendra que des paroles infernales : « Loin de moi, vous tous, malfaisants. » (Ps. 6 : 9). Dieu, cependant, tout au long de nos vies, ne lésine pas sur les grâces nécessaires pour la croissance dans la sainteté. Et même Il nous encourage « Demandez, et il vous sera donné ». Il est notre Père, le Père le plus cordial, et Il sait de quoi nous avons besoin.

Pour tous ceux qui ne profitent pas de cette invitation, à la fin des temps, le Seigneur jugera avec justice, et « ce sera le jugement inexorable ». Mais Dieu, par nature, est l'Amour même, et Il dit avec douceur à chacun de nous que « la Miséricorde triomphera sur le jugement ». Dieu est la Miséricorde, parce qu'après chacun de nos péchés il continue à s'occuper de nous et ne nous condamne pas. Cependant, la justice seule ne lui suffit pas pour construire une relation d'amitié et d'amour, ce qui est le plus important pour lui. Le Seigneur nous demande de revenir à Lui, en attendant que nous fassions preuve de Miséricorde, car le Seigneur est le Dieu juste. « Heureux tous ceux qui Lui font confiance. »

Dieu donne continuellement à l'homme la possibilité de renforcer ses liens avec Lui. Chaque fois que la faiblesse nous éloigne de Lui, Il nous tend sa main au confessionnal. Il nous demande que nous nous détournions de tous nos péchés, que nous rejetions tous les péchés que nous avons commis contre Lui, afin qu’il puisse créer en nous un nouveau cœur et un nouvel esprit. Dieu nous rappelle de ne plus nous comporter comme les païens, parce que nous avons été rachetés par Jésus-Christ, par son sang précieux. Quand nous tournerons notre visage vers Dieu, le visage plein de chagrin pour toutes nos déviances, Dieu nous dira avec une grande affection : « Je ne suis plus en fureur ».

Le Seigneur notre Dieu est Miséricorde, et il nous montre Sa Miséricorde même si nous nous sommes révoltés contre Lui et que nous n'avons pas obéi à sa voix. Dieu désire nous aimer en pure forme, car Lui seul nous délivrera de tout ce qui est mal et nous protégera pour la vie éternelle. Nous pouvons demander avec confiance : ‘ô Seigneur, notre Dieu, « Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? » (Ps 8, 5)

Seigneur, Tu Te soucies tellement de nous ! Pour nous, Tu as souffert le tourment, pour nous Tu as donné Ta vie. Et tout cela avec un amour incroyablement grand. Jésus, pour l'amour de l’amour du Père, Tu as choisi la croix, afin que par la croix l’homme connaisse l'amour de Dieu jusque dans Ses profondeurs.

Et grâce à la croix, nous connaissons aussi la justice de Dieu, qui a exigé l'expiation par le sacrifice de la croix. Saint Jean de la Croix dit que "l'amour n’est payé que par l'amour". C'est une grande tâche pour nous tous et nous voyons bien ici le motif de la formation continuelle et de l'approche du Cœur Divin, de la justice et de l'amour débordant : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1). Faisons de même.

Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. (Ps.84, 11-14)

Si nous attendons de Dieu qu’Il plaide pour la justice envers chaque être humain, nous devons aussi accepter une juste sentence pour nos propres vies, et nos vies souvent pécheresses. Mais Dieu dans Sa Miséricorde nous donne une chance d’aimer, afin que nous puissions être innocents devant Lui. C'est le grand cadeau de Dieu le Père pour notre temps. Voulons-nous que cela se produise, voulons-nous être acquittés et être sans reproche ? Il n'y a qu'une seule façon d'y parvenir - si nous croyons en Son Fils, et à ce qu'Il a fait pour nous dans Sa Miséricorde insondable :

Chaque homme est pécheur plus ou moins, mais pécheur, et il ne peut jamais faire face au péché seul. C’est un leurre de l’esprit du diable qui nous le fait croire, pour rajouter péché sur péché, pour nous faire tomber de plus en plus bas, au point même que nous désespérerons du pardon possible, que nous croirons qu’il est trop tard pour nous faire pardonner, pour demander même le pardon. Dieu connaît bien toutes ces manœuvres et Il donne la grâce pour échapper à la damnation éternelle. C'est la « Divine Miséricorde. » Dieu ne veut pas punir l'humanité affligée, les plaidoyers de culpabilité sont grands et la coupe d’amertume déborde, mais Il nous aime et nous pardonne toujours quand nous le lui demandons avec sincérité, parce que le vrai amour ne punit pas mais pardonne. La justice ne connaît pas la pitié, elle est telle que chacun de nous la mérite, elle est toujours vraie en conséquence de ce que nous avons fait, et c’est pour cela que nous devons rechercher de toute notre âme à profiter de ce don qu’est « la Miséricorde »

De la justice seront satisfaits ceux qui auront été profondément moraux et qui auront vraiment craint le Seigneur. Mais pour ceux qui ne l’ont pas été, ou pas vraiment, que va-t-il se passer ? Ici la réponse est simple : ils doivent saisir toute occasion de changer et de se purifier dans la « Divine Miséricorde », de ne pas être soumis à la justice de Dieu, ce qui peut être terrible pour eux. La justice de Dieu dans le jugement dernier n'est pas pour tout le monde fatale, pas pour ceux qui sont des hommes justes, et ceux qui recourent à « Sa Miséricorde ». Jésus a promis que quiconque recourrait à sa Miséricorde ne serait pas perdu même s'il était un pécheur endurci, mais que cela devrait être une conversion vraiment profonde avec la repentance pour les péchés et une demande de pardon de notre part. Or, qui sommes-nous pour présumer de la volonté de Dieu sur nous ? Nous ne pouvons être certains que le Seigneur nous pardonne que si nous l’entendons nous le dire ! Et Il le dit seulement par le prêtre qui est Sa voix au confessionnal (et ce n’est pas une parole automatique) et en qui Il a mis son Esprit, à qui Il a confié en exclusivité cette mission toute particulière.

Résumons en quelques mots :

À la source de l'union de la justice et de la miséricorde en Dieu, est le fait que Dieu a créé le monde et l'homme. C'est pourquoi il veut à tout prix sauver Son œuvre, même s'il n'obéit pas à Ses instructions. Seul Dieu, connaissant les profondeurs de nos faiblesses, peut nous juger justement. Il offre à chacun son pardon miséricordieux. Ce don constant de Dieu à l'homme est appelé « la Miséricorde » qui est le plus grand attribut du Créateur et Rédempteur. Mais quand l'homme la refuse, il reste à Dieu à appliquer seulement la juste justice – sans pitié.

La bonne façon de faire est de rendre un culte à la Divine Miséricorde qui a été déversée sur l'humanité. Et sainte Faustine nous y invite :
Souvenons-nous que dans l'une des principales vérités de notre foi, nous confessons que Dieu est le juge juste, qui se repent si nous faisons le bien et qui punit le mal. La justice de Dieu n'exclut pas le pardon miséricordieux pour l'infidélité humaine. Elle peut être utilisée par quiconque abandonne le mal et se convertit à Dieu.

S’il n’éprouve pas le mystère de la Miséricorde, l'homme éprouve la peur de l'avenir, le vide, la souffrance, l'anéantissement. C’est peut-être pour cela que, par la vie et du témoignage de sainte Faustine, cette humble Sœur de Lagiewniki, le Christ essaie d'entrer dans notre temps, pour nous indiquer de nouveau clairement et fermement la source de consolation et d'espérance, la Miséricorde éternelle de Dieu.

Essayons de tout faire pour que ce message transmis par la sœur de Lagiewniki, Son message d'amour miséricordieux, sonne avec une nouvelle puissance, une nouvelle force. Nous avons besoin de cet amour, le monde a besoin de cet amour. En ce moment, il est temps que le message du Christ, qui est Miséricorde, atteigne tout le monde, en particulier ceux dont l'humanité et la dignité semblent être perdues. Il est temps que le message de la Miséricorde de Dieu emplisse d’espérance les cœurs des hommes de notre temps et qu’il devienne la racine d'une nouvelle civilisation - la civilisation de l'amour, par l’amour et dans l’amour.

Pierre SOKOL

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Dans le petit journal de Sainte Faustine

357. Très Sainte Trinité, j’ai confiance à Ton infinie Miséricorde. Dieu est mon Père, par conséquent, moi, Son enfant, j’ai tous les droits sur Son Cœur Divin, et plus les ténèbres son épaisses, plus notre confiance doit être totale.

358. Je ne comprends pas comment on peut ne pas avoir confiance en Celui qui peut tout. Avec Lui, tout est possible, sans Lui, rien n’est possible. Lui, le Seigneur, n’admettra et ne permettra pas la confusion de ceux qui ont mis en Lui toute leur confiance.

Psaume 50, - prion à la miséricorde -

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande Miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ;
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

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