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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

Paul, Faustine, Edith, Jacques et les autres

Certains fiancés voudraient qu’à la cérémonie de leurs noces on chante l’Hymne à l’amour d’Edith Piaf ou Quand on n’a que l’amour de Brel. C’est beau, cela dit joliment l’amour humain, passionné et juré, cela dit le désir de dépasser toutes les épreuves du monde en se promettant de se donner mutuellement le bonheur. Mais on ne peut choisir que des chants sacrés…

L’hymne à l’amour de saint Paul que nous lisons aujourd’hui figure parmi les lectures liturgiques possibles de la célébration du mariage, et les fiancés le choisissent hardiment. Ce texte leur correspond, pensent-ils, autant que l’hymne d’Edith Piaf et de Jacques Brel. Il dit bien leur amour mutuel et leurs promesses pour la vie de tous les jours : l’amour prend patience, rend service, ne jalouse pas, ne cherche pas son intérêt. L’amour ne passera jamais. Ah, se dit-on en préparant le choix des textes, voilà bien notre programme de vie commune, notre Charte. Nous la ferons encadrer et nous la relirons sans cesse.

Mais saint Paul ne parle pas de cet amour humain qui croit pouvoir vivre éternellement d’un auto-entretien. L’amour, c’est Dieu, et l’amour des hommes entre eux ne peut être puissant, ne peut dépasser les contingences du temps et de l’espace et toutes les sortes d’épreuves auxquelles par nature les hommes sont soumis, que par la grâce de Dieu, que parce que c’est Dieu qui nous l’accorde. L’amour des fiancés vient de Dieu et s’ils ne le reconnaissent pas, les choses risquent bien de tomber d’elles-mêmes.

La prière que sœur Faustine compose dans son Petit Journal au passage 163 dit la même chose sur l’amour de Dieu mais dans une autre formulation : l’amour humain est si fragile, si faible, si soumis à nos humeurs, à nos désirs, à nos occupations quotidiennes, si soumis au temps, à l’espace et à la société du monde, que nous devons absolument admettre qu’il ne peut se suffire à lui-même et que nous ne pouvons aimer le prochain qu’en Dieu, que par la conversion continuelle, que par laisser toute la place en nous au Christ pour qu’il agisse à travers nous : nous devons être les instruments de l’amour de Dieu. On est loin du vis-à-vis de « l’amour à s’offrir en partage » de Brel, et encore moins celui de Piaf qui « s’fout du monde entier ». Aimer, c’est devenir miséricordieux, c’est-à-dire, avant tout, manifester l’amour que Dieu a pour l’humanité. Nous devons reconnaître que nous avons besoin de l’aide de Jésus pour cela, pour « ne refuser notre cœur à personne », et nous laisser profondément « transformer en Lui ».

Isabelle Kamaroudis, catéchiste

 

 

 

 

 

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