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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

Dans un entre-deux

C’était une samaritaine. Or les Samaritains n’étaient ni vraiment juifs ni vraiment païens. Ils disaient adorer le Dieu d’Israël, mais en même temps ils avaient un certain nombre d’idoles provenant de peuplades païennes déportées dans la région par les Assyriens après la chute du royaume du nord. Les Samaritains incarnaient un mélange corrupteur de judaïsme et de paganisme. La Samaritaine nous ressemble et nous représente. S’il y a quelque chose de typique dans notre monde postchrétien, parce que déchristianisé, c’est son côté « samaritain ». On n’est pas vraiment païen, mais on n’est plus vraiment chrétien. On se réfère encore au Dieu de Jésus-Christ, mais en même temps on rend un culte à un certain nombre d’idoles, de fausses valeurs auxquelles on reste attaché. Aussi dans ce mélange qui caractérise notre monde, nous avons un « cœur partagé » (Ps 118, 113), comme la Samaritaine. Or si c’est pour cette femme que Jésus s’est fatigué, pour quelqu’un qui est dans un entre-deux, comme la Samaritaine, cela veut dire qu’il le fait aussi pour nous. Nous appartenons à un monde « samaritain » et, même si nous essayons de réagir, sa part idolâtre nous colle à la peau. Ce « cœur partagé », dont le Psaume nous dit qu’il faut le « haïr », voici qu’il l’a aimé dans la Samaritaine, au point de se fatiguer pour le sauver de lui-même. En ce troisième dimanche de Carême nous célébrons le premier « scrutin » de notre catéchumène Christa qui sera baptisée à Pâques. Selon une très vieille tradition, pour pouvoir donner leur cœur au Christ, les catéchumènes doivent discerner les idoles et les fausses valeurs auxquelles ils sont attachés. En accompagnant ces catéchumènes au long du Carême, nous avons à nous laisser rejoindre par le Christ dans son amour patient et exigeant, jusqu’au fond de notre cœur. Comme pour la Samaritaine, il nous appelle à donner à Dieu un cœur d’adorateur, un cœur d’épouse qui rend amour pour amour à son seul véritable Époux. Si le Christ s’est fatigué pour la Samaritaine, croyons que ce même regard est aujourd’hui posé sur nous.

Chanoine Dominique Aubert

 

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