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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

De ce qui nous empêche de nous confesser

On passe beaucoup de temps dans notre vie à se « tâter le pouls » : « Comment est-ce que je le sens ? », argument choc des temps nouveaux ! Et si enfin nous sortions de notre cher « ressenti » et arrêtions de guider notre vie spirituelle à l'odorat émotionnel (sauf à dégager une forte et réelle odeur de sainteté, fait assez rare).
Vous savez, lorsque l'on se fait bousculer dans la rue, on entend parfois marmonner vaguement : « J'm'excuse ». Formidable, on s'absout soi-même, plus besoin des autres ! Dans la vie spirituelle, il nous faut passer du « J'm'excuse » au « J'm'accuse » et aller vers Dieu Lui demander son pardon. Et Il vient à notre rencontre !
« Nul n'a Dieu pour Père qui n'a l'Eglise pour mère » disait St Cyprien au IIIème siècle. C'est Jésus Lui-même qui a confié aux Apôtres le pouvoir de remettre les péchés : c'est par Lui que passe le pardon, et c'est en son Nom qu'il est donné.

Objection classique : je n'ai pas besoin d'un prêtre (pécheur, lui aussi), je règle mes petites affaires directement avec Dieu. Et pour le Baptême et pour l'Eucharistie, se débrouille-t-on aussi tout seul avec Lui ? On ne peut pas se passer de l'Eglise et des prêtres qui la servent, parce c'est par eux que le Seigneur répand ses bienfaits, parce que l'on n'est pas chrétien tout seul... Le Christ et l'Eglise sont indissociablement unis.

Se confesser est une inépuisable source de joie, car il y a plus de joie pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui estiment pouvoir s'en passer ! Joie du Ciel, joie de Dieu qui nous tend les bras, joie du pécheur qui se sait aimé et pardonné, joie du fils prodigue qui se jette dans les bras de son père...
Allons sereinement nous confesser, nous en ressortirons pleins de joie et d'énergie !

Chanoine Dominique Aubert


On croit souvent que la Miséricorde est une sorte de suspension de la justice. Le sens de la ‘justice’ est de donner une récompense pour le bien et punir le mal. La Miséricorde se manifesterait en arrêtant la punition. En adoptant un tel concept, certains pasteurs nous effraient parfois de l’ambon à propos de la justice divine pour nous rappeler les devoirs des chrétiens et la punition de l'enfer ardent.
Mais la justice de Dieu se dispute-t-elle vraiment avec Sa Miséricorde ? En cherchant des réponses à une telle question, considérons ce que nous en dit la Bible où Dieu parle de Lui-même.



TOUS SAINTS !

Nous célébrons aujourd’hui la fête de la Toussaint. Bien loin d’être la « fête des morts », la Toussaint est l’occasion pour toute l’Eglise de s’unir à la joie des saints, connus ou inconnus, qui sont désormais auprès de Dieu dans un bonheur parfait. Leur joie fait notre joie.

Parmi ces bienheureux du Ciel, sans aucun doute se trouvent certains de nos proches, défunts déjà entrés dans la joie du Paradis. Quelle consolation de les espérer auprès de Dieu !
Cette fête de la Toussaint est aussi l’occasion de nous rappeler cette grande vérité : nous sommes faits pour voir Dieu, un jour, nous aussi. Nous sommes faits pour cette joie du face à face ! Un jour, nous Le verrons, et nous comprendrons…

Cette vocation éclaire le sens de notre vie terrestre, et en fait un pèlerinage vers le Ciel.

« Comment se confesser ? »

Il faut préciser un point important sur lequel se jouent les fruits de la confession : il faut être précis quand on se confesse. Peut-être nous est-il arrivé de trouver que les conseils que le prêtre nous a donnés étaient bien plats et n’aidaient guère à progresser. N’est-ce pas en raison de notre confession ? Bien des prêtres avouent leur regret quand ils entendent une confession de la sorte : « J’ai manqué de charité, j’ai été paresseux, j’ai menti et j’ai été jaloux ». Comment donner un avis pertinent quand l’âme est si peu précise ! On peut se confesser ainsi durant des années en progressant très peu. La raison est double : la première, la moins importante, vient des conseils que donnera le prêtre qui seront plats si l’accusation est plate. La seconde, la plus profonde, vient de l’action du Saint-Esprit dans l’âme. L’Esprit Saint est un feu purificateur qui efface nos péchés et nous aide à ne plus y tomber. Mais il ne le fait que sur la matière que nous lui présentons. Plus nous lui ouvrons notre cœur avec simplicité par une accusation précise, plus son œuvre de sanctification sera précise.

Plutôt que l’accusation précédente, très vague, dites plutôt : « Je demande pardon d’avoir manqué de charité en fermant mon cœur à une motion de l’Esprit Saint qui me poussait à donner de l’argent à un pauvre. J’ai été paresseux en préférant aller sur internet plutôt que d’aider mon conjoint qui me l’avait demandé. J’ai menti à un ami pour ne pas avoir à lui rendre un service. J’ai été jaloux de la réussite des enfants de nos amis ». Nous dressons mieux ainsi notre portrait spirituel, ce sur quoi va s’appuyer la grâce de l’Esprit-Saint pour nous purifier et le confesseur pour nous conseiller.

Il faut aussi éviter de tomber dans un autre écueil qui est de raconter sa vie sous couvert de confession ou pire encore, celle des autres. Une confession qui commence par : « Mon Père, il fallait vraiment que je me confesse. Il faut que je vous explique… » a des chances de ne contenir aucun aveu de péché et de ne jamais se terminer !

Chanoine Dominique Aubert

De ce qui nous empêche de nous confesser… « Je retombe toujours dans les mêmes péchés !»

Oui, nous retombons toujours dans les mêmes ornières et heureusement car si à chaque confession nous avions un lot de péchés différents à confesser au prêtre…. Quelle serait alors notre vie ? On ne change pas un cœur comme on change une roue de secours. Il faut du temps pour cela, parfois toute une vie ! A chaque confession cependant l’Esprit Saint érode petit à petit ces parties de nous-mêmes que nous aimerions tant voir disparaître de nos vies.

Nous qui traînons des poids, des actes qui pèsent sur notre conscience, des combats quotidiens où on se décourage, avons-nous réalisé ce qui nous est offert dans le sacrement de la réconciliation ? Nulle part ailleurs ne nous est donné, de façon aussi directe, concrète et sensible, de pouvoir rencontrer la Miséricorde de Dieu.

Si nous comprenions qu’à chaque confession, au-delà de nos mots hésitants et des paroles de consolation du prêtre, se produit en nous et dans l’église un événement spirituel majeur ! « Il y a de la joie dans le Ciel pour un seul pécheur qui se repent. »

Si nous devinions ce qui se passe dans le ciel et au fond de nous lorsque Dieu agit par la parole d’absolution prononcée par le prêtre !

Si nous comprenions que la paix ressentie en recevant le pardon sacramentel est le signe d’une résurrection intérieure !

Alors je crois que, comme certains enfants lors de leur première confession, nous irions en courant vers un prêtre pour recevoir un pardon et une joie que seul le Seigneur peut donner.

Dans son infinie miséricorde, le Seigneur nous dit : « Quand bien même une mère oublierait son enfant, moi je ne t’oublierai pas » (Is 49, 15).

Chanoine Dominique Aubert



Il était ainsi appelé. Il a souhaité que son zèle missionnaire soit inoculé à tous les croyants : ses pèlerinages, voyages pastoraux avaient un caractère profondément animé, servant à nourrir la conscience missionnaire dans le cœur des membres de l'Église. L'exploitation et la diffusion de cette dimension du pèlerinage du Pape Polonais a un motif essentiel, « la Miséricorde »


Dès le début de son pontificat (1978-2005), le pape Jean-Paul II s'est rendu au bout du monde pour exprimer sa préoccupation missionnaire. Par le contact direct avec les croyants, il a renforcé leur foi, et par des rencontres directes avec des peuples qui ne connaissaient ni ne reconnaissaient le Christ, il a semé les graines de la vérité et encouragé la voie de la vérité, de la conscience, de l'amour et de la Miséricorde. Bien que le pape Paul VI ait été le premier pape à prendre l’avion, c'est cependant seulement lors du pontificat du Pape Polonais que les voyages apostoliques jadis réservés à des occasions extraordinaires ont pris une nature systématique. Ils sont devenus une partie importante du ministère pastoral de ce « Pierre de notre temps ».

De ce qui nous empêche de nous confesser…

Crise de la conscience d'être pécheur ?
« Je ne me sens pas pécheur, je n’ai rien à dire … »

Bien des chrétiens attendent de se sentir pécheurs pour venir recevoir le sacrement du pardon alors que c'est dans la rencontre de Dieu leur donnant son pardon qu'ils se découvriraient pécheurs.

Vous connaissez peut-être les mots de Blaise Pascal : "À mesure que tu expieras tes péchés, tu les connaîtras et il te sera dit : Vois les péchés qui te sont remis". Ceux qui ne s'approchent plus du sacrement parce qu'ils n'ont pas conscience d'être pécheurs doivent se souvenir qu'on ne vient pas recevoir le pardon de Dieu pour se décharger du poids de sa culpabilité, mais pour se découvrir pécheur. Pécheur pardonné.

Le péché se distingue de la culpabilité (notion psychologique) ou de la faute (notion juridique). Le chrétien a le sentiment d'avoir péché quand, à l'occasion d'un acte, il prend conscience de la distance prise avec l'amour de Dieu ; quand il reconnaît, sous le regard de Dieu, ou à la lumière de sa Parole, que son acte est un manque à cet amour de Dieu. C'est donc devant Dieu que la reconnaissance de la faute devient reconnaissance du péché. Le pardon de Dieu est premier. C'est sa révélation qui nous permet de nous reconnaître pécheur.

Chanoine Dominique Aubert

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