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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

Quand Dieu entre en Carême

Oui, Dieu entre en carême. Ce n’est pas qu'il va passer quarante jours à prier ou à jeûner. Dieu entre en carême parce que c'est Dieu qui est à l'initiative de toute transformation du cœur de l'homme, car c'est Lui qui l'a créé et c'est Lui qui le recrée sans cesse. C'est Dieu qui entre en carême. Le carême, c'est celui de Dieu. C'est Dieu qui veut s'approcher de l'homme. C'est Dieu qui fera tout pour s'approcher de l'homme, car Il sait que l'homme ne peut rien pour s'approcher de Lui, car si Dieu est partout, l'homme est toujours ailleurs. Dieu seul, qui a créé l'homme et qui l'a restauré, sait de quoi nous devons être nourris pour ne pas laisser briser en nous, une nouvelle fois, ce que Dieu a façonné. Nous entrons dans une démarche, sur un chemin qui n'a pas été ouvert par nous, sur un chemin qui a été ouvert par Dieu et sur l'ordre même de Dieu. Aujourd'hui, comme Dieu sait ce qu'il nous faut, Il nous propose d'ouvrir notre cœur à sa présence, d'ouvrir nos ténèbres à sa lumière, d'ouvrir notre nuit à son jour en acceptant qu'il brise, en nous, trois fenêtres. Lui-même les nomme : la prière, le jeûne et le partage. Pourquoi ? Parce que ces mots, auxquels nous sommes si habitués, cachent notre véritable situation vis-à-vis de nous-mêmes, vis-à-vis de nos frères et vis-à-vis de Dieu.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Carême 2021 (17/02 - 4/04/2021)

"Jésus j'ai confiance en toi"

Il y a presque un an arrivait dans notre pays et dans le monde entier la pandémie avec ces expériences nouvelles de confinement, de restriction, d’une vie autre, privée des contacts les plus simples entre nous. Un an après nous y sommes toujours. Le pire serait que nous n’apprenions rien de cette épreuve. Cette année écoulée a questionné notre rapport aux autres, notre dépendance les uns des autres, au cœur de nos familles et de la société. Elle nous a montré la fragilité de notre condition humaine et de notre planète dans ses équilibres écologiques, politiques ou sociétaux. Elle nous a appris aussi à prendre soin les uns des autres et de la vie. Elle nous a redit avec force et parfois d’une manière violente que notre vie ne nous appartient pas, que nous n’en sommes pas les maîtres. Le Carême qui s’ouvre devant nous cette semaine peut être ce temps où nous pouvons entrer un peu plus dans une meilleure compréhension de ce que Dieu veut pour nous, pour chacun de nous. Dieu nous interroge à travers cette épreuve que nous vivons. Nous avons, d’une certaine manière, commencé le Carême il y a un an avec un changement assez radical de vie qui nous a été imposé. Puissent ces 40 jours de prière, de jeûne et de partage nous aider à mieux comprendre à quelle conversion ces événements que nous vivons nous appellent. Je vous invite tout au long de ce Carême à approfondir votre prière personnelle, à lui donner un peu plus de temps dans vos journées et à mieux comprendre la dynamique du péché et de la conversion. Ce péché, il faut le combattre de toutes nos forces car il est bien plus dangereux que le Covid.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Quand la guérison ne vient pas ?

Sans nier ni relativiser l’importance des guérisons dont nous parle l’Évangile de ce Dimanche, elles sont une manifestation extraordinaire de la puissance de guérison du Christ, puissance qu’il a confiée à ses apôtres et qui est toujours active de façon plus « ordinaire » dans l’Église. Car Jésus est toujours présent : « Et moi, je suis avec vous chaque jour jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20) Mais quelques fois la guérison ne vient pas tout de suite ou elle ne vient tout simplement pas. Pourquoi ? Est-ce que nous manquons de foi ? La foi des personnes qui prient pour notre guérison n’est-elle pas non plus suffisante ? Non, ce n’est pas qu’il y ait un manque de foi. Voilà ce dont nous devons toujours nous souvenir lorsque cela arrive : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit Dieu. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées ». (Isaïe 55:8-9) Parfois la guérison ne fait pas partie du plan de Dieu pour ce malade, à ce moment-là. Il se peut que cette épreuve soit le seul moyen pour que la personne apprenne quelque chose d’essentiel pour elle. Ou il se peut que le moment de quitter cette vie soit venu pour elle. Nous ne pouvons pas savoir. La Miséricorde concerne avant tout la guérison profonde de la personne et non pas d’abord son corps. Mais ce que nous pouvons faire, dans cette situation, c’est faire confiance à Jésus. Car Lui, le Seigneur sait. Même si nous ne comprenons pas pourquoi les choses se produisent de telle ou telle manière, Lui le sait et c’est toujours ce qu’il y a de mieux pour chacun d’entre nous. Il peut sembler difficile parfois d’accepter de faire confiance au Seigneur, sans comprendre pourquoi les événements sont ainsi, mais c’est toujours la meilleure chose à faire. Avec le temps, les réponses viennent et on peut ressentir la paix que seul le Christ peut nous donner.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

 

"Le démon ne peut rien contre la Miséricorde de Dieu"

On le voit dans l’Évangile de ce jour, la Miséricorde de Dieu est plus forte que toute forme de mal, quelle qu’elle soit, et cela nous avons peut-être tendance à l’oublier tout particulièrement en ces jours d’épreuve que vit notre monde. En annonçant le Jubilé extraordinaire centré sur la miséricorde en 2015, le pape François a tenu à exprimer au monde entier cette vérité stupéfiante : "Nous serons jugés sur l'amour, nous serons jugés aussi par l'Amour, c'est-à-dire par Dieu. [.] La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l'amour de Dieu qui pardonne."  À travers son action ordinaire dans la tentation et à travers son action extraordinaire (désespoir, obsession, possession), le diable cherche sans cesse à détruire la confiance en Dieu. Sur chacun d'entre nous pèse aussi l'influence d'un monde où le mal est confondu avec le bien. Juste avant de mourir, le 2 avril 2005, la veille même de la fête de Miséricorde, le pape Jean Paul II laissait sur sa table de nuit un petit mot qui devait être le cœur de son homélie du lendemain : « À l’humanité qui semble parfois perdue et dominée par le pouvoir du mal, de l’égoïsme et de la peur, le Seigneur ressuscité offre en don son amour qui pardonne, réconcilie et ouvre l’âme à l’espérance. C’est un amour qui convertit les cœurs et donne la paix ». Il reprenait cette phrase que Jésus avait donné à sainte Faustine : « Le genre humain ne trouve pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de la miséricorde. »

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

"C'est Aujourd'hui"

Les tous premiers disciples Simon, André, Jacques et Jean, sont comme un miroir du disciple que vous et moi nous sommes appelés à devenir. L’urgence de l’Évangile nous est rappelée par la radicalité de l’appel et de la réponse de ces premiers disciples. Le règne de Dieu s’est approché, « le temps est limité », nous dit Saint Paul (1 Co 7,29).  C’est aujourd’hui qu’il faut changer de vie et suivre Jésus. Nous ne pouvons remettre à demain notre décision de tout quitter pour suivre Jésus. C’est aujourd’hui que Jésus passe dans notre histoire personnelle.  C’est aujourd’hui qu’il nous tire du bord de la mer, signe de la mort, pour nous conduire et nous enseigner sur la montagne, lieu de l’alliance avec Dieu. C’est aujourd’hui la pâque, le passage de Dieu dans notre vie.  C’est aujourd’hui que s’accomplit le règne de Dieu dans notre existence. Vous êtes pêcheurs (de poissons) et « je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » (1,17). Nous le voyons, Jésus ne détruit pas notre humanité, il la conduit à son accomplissement, à ce pour quoi elle est faite, à ce pour quoi nous sommes nés. Jésus ne nous prive pas de notre identité, au contraire, il nous rend notre dignité d’enfants de Dieu. « Je vous ferai devenir… »  Il faut laisser à Jésus les rênes de notre vie et c’est lui qui va la changer. Le disciple est celui qui accepte de perdre la maîtrise de soi. « Ce n’est plus moi qui vit , dira Saint Paul, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). « Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout » dira d’une autre manière Sainte Faustine dans son Petit Journal (PJ 163)

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Il nous caresse avec sa Miséricorde

« Après ces trente ans de vie cachée commence la vie publique de Jésus... Jésus n'en avait pas besoin, c'est certain. De fait, Jean-Baptiste tente de s'y opposer, mais Jésus insiste parce qu'il veut être avec les pécheurs..., il descend vers le fleuve pour se plonger dans la même condition que nous. La proximité est le style de Dieu à notre égard... Après ce geste de compassion de Jésus, une chose extraordinaire se produit : les cieux s'ouvrent et la Trinité est enfin révélée. L'Esprit Saint descend sous la forme d'une colombe (cf. Mc 1, 10) et le Père dit à Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé » (v. 11). Dieu se manifeste lorsque la miséricorde apparaît. N'oubliez pas ceci : Dieu se manifeste quand la miséricorde apparaît, parce que c'est son visage. Jésus se fait serviteur des pécheurs et il est proclamé Fils ; il s'abaisse sur nous et l'Esprit descend sur Lui. L'amour appelle l'amour. Cela vaut aussi pour nous : dans chaque geste de service, dans chaque œuvre de miséricorde que nous accomplissons, Dieu se manifeste, Dieu pose son regard sur le monde. Cela vaut pour nous. Mais, avant même que nous fassions quoi que ce soit, notre vie est marquée par la miséricorde qui s'est posée sur nous. Nous avons été sauvés gratuitement. Le salut est gratuit. C'est le geste gratuit de miséricorde de Dieu à notre égard. Cela se réalise de façon sacramentelle le jour de notre baptême ; mais même ceux qui ne sont pas baptisés reçoivent la miséricorde de Dieu, toujours, parce que Dieu est là, il attend, il attend que les portes des cœurs s'ouvrent. Il s'approche, si j'ose dire, il nous caresse avec sa miséricorde.

Que la Vierge Marie, que nous prions maintenant, nous aide à sauvegarder notre identité, c'est-à-dire l'identité d'être « miséricordiés », qui est à la base de la foi et de la vie. »

Pape François
Angélus du 10 janvier 2021

 

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