Théologie

22/02/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Tu es Pierre, et je te donnerai les clefs du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-19)

Chers amis,

"Pierre de notre temps » - combien de fois appelons-nous ainsi le pape pendant son pontificat, le signe visible de la présence du Christ dans son Eglise ? Celui qui mène le troupeau, qui le conduit sur les voies de la foi. La réflexion sur l'Evangile nous conduit aujourd'hui à l'Église. Est-ce ma place ? Le Christ dispose : «la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle » elle est construite sur le rocher, qu’il a lui-même établi.
Écoutons-nous la voix de celui qui est aujourd'hui Pierre ? Vivons-nous la vie de l’Eglise, la bâtissons-nous ? Ou nous contentons-nous de visiter nos lieux de culte ? – N’est-ce pas une bonne question ?...

Que l'on soit chrétien ou non, la réponse à la question que Jésus a soumise à ses disciples est déterminante : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ». Le reste, en particulier la transformation de notre cœur et comment nous débarrasser du péché, est une conséquence de la réponse à cette question. Si pour quelqu'un Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, il fait un choix déterminé pour le chemin de sa vie. C’est un chemin qui mène de l'égoïsme à l'amour. Cependant, très souvent, Jésus est pour certains chrétiens « seulement » Dieu.
Je dis « seulement » parce qu'il y a une différence importante pour les hommes entre Dieu et le Dieu vivant, qui sauve, le Messie. Prenons soin que Jésus ne soit pas pour nous un Dieu lointain qui est plus une idée qu'une personne. Il veut vivre dans nos vies. Faisons attention à la place qu’il occupe dans notre conscience.

Pensons sans cesse à la question que Jésus nous adresse : « Pour vous, qui suis-je ? »
Et avant de répondre à Jésus, prions l'Esprit Saint. Demandons-Lui la lumière et la grâce de comprendre. Ce n’est pas une question simple comme celles que nous nous posons tout au long de nos journées, et il est normal que nous ne puissions pas répondre immédiatement. Jésus nous demande « Qui suis-je pour toi ? ». En Qui croyons-nous ? Notre réponse est très importante pour nous, pour notre âme et notre cœur. Rappelons-nous que ce que nous allons dire peut transformer notre vie, comme la réponse de Pierre a transformé sa vie. Essayons d'obtenir par la prière et dans le recueillement total, de nous tenir devant Jésus et d’entendre sa question : « Qui suis-je pour toi ? Pour qui me prends-tu ? » Puis mettons notre main sur notre cœur et confessons-lui, comme l’a fait Pierre, notre réponse. Même mieux, disons-la, à mi-voix, devant le Saint-Sacrement…

Nos réponses peuvent être variées. Parce que la connaissance de qui est Jésus est une chose, et la conviction intérieure du cœur sur qui est Jésus, spécialement pour moi, est une autre chose.
S'il est difficile pour nous de donner la réponse, alors disons à Jésus tout simplement qu’Il Est pour nous, qu’Il est le Messie, le Fils du Dieu vivant. Et que nous, nous qui sommes de petites âmes misérables, nous L’oublions très souvent. Nous l’oublions dans les joies, les épreuves, la détresse, les mensonges, les infidélités. Nous oublions qu’Il Est. Qu’Il est avec nous, qu’Il est en nous, jusqu’à la fin du monde.

Et écoutons. Parce que Jésus peut nous adresser, à nous aussi, une vocation. Peut-être allons-nous l’entendre, y prêter enfin attention, nous décider à répondre aujourd’hui, sans plus remettre à demain ou à l’année prochaine. Nous allons enfin peut-être nous laisser envahir par le feu puissant qui prend aux entrailles, nous purifie, nous fait vivre. Peut-être les événements les plus proches, les situations, les gens seront-ils sa réponse à ce qui nous relie à lui, à notre foi. Restons vigilants à garder un cœur ouvert, parce que le Dieu vivant nous parle, en réalité, constamment...

21/02/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Le Fils de l’homme est livré. Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » (Mc 9, 30-37)

Chers amis,

…« Ils ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger »…
Jésus commence à enseigner ses disciples sur sa Passion. Il veut les préparer pour les moments les plus difficiles, qui sont toujours devant eux et qu’ils ne veulent pas admettre. Dans leur peur, ils ne comprennent pas ce qu'il dit. La peur paralyse, ne permet pas de réagir, la peur ne permet pas d'opérer et provoque l'anxiété, qui provoque des malentendus.

Qu'est-ce qui dans ma vie quotidienne me ferme à la Parole de Dieu ? Demandons-le au Seigneur aujourd'hui, surtout pour qu’Il nous relève de cette peur, qui gâte notre relation à Lui et à nos frères.

Dieu s’identifie avec l'enfant, et la position sociale la plus élevée selon Lui est une attitude de service. N’est-ce pas une folie ? En comparaison avec la mentalité de ce monde, l'Evangile semble être folie. Mais en vérité c’est le monde qui est devenu fou, quand il a commencé à mépriser l'attitude de service, celle des petits enfants et d'autres personnes tout simplement parce qu'ils sont faibles. Le monde a une possibilité de survivre dans la mesure où il présentera une attitude de service et de respect pour l'homme faible et sans défense.

Le service est une caractéristique de l'amour, et l'amour rend un homme vraiment grand et fort. Toutes les autres formes de la grandeur humaine sont artificielles.

Le passage d'aujourd'hui montre d'une part le désir de Jésus de préparer les disciples à sa Passion, et, d'autre part, cette faiblesse humaine, qui ne permet pas à l’homme d'accepter toute la vérité. La faiblesse qui le rend « sourd » fait qu’il s’inquiète de ce qu’il ne comprend pas. Or, au cours des journées mémorables du Triduum Pascal nous ne faisons que constamment explorer, découvrir et relire le Grand Mystère de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu. Et la profondeur de ce mystère est infinie. La taille des œuvres réalisées pour l'esprit humain - l'inimaginable- n’est pas encore reconnue, pas lue, et beaucoup de ses aspects ne sont pas encore découverts.

Nous avons la faiblesse de vouloir nous faire remarquer par les gens qui sont importants pour nous, des autorités, des guides. Souvent nous faisons cela inconsciemment en voulant nous montrer sous notre meilleur jour. Et la reconnaissance, la louange, ce qu’on entend de bien à notre sujet sont importants pour nous. Et il en est ainsi pour les enfants comme pour les adultes. Or, cela ne doit pas être le ressort de notre vie.

Remarquez que Jésus « est assis », qu’il « appelle les Douze et leur dit: Si quelqu'un veut être le premier, il doit être le dernier et le serviteur de tous »

Il faut que nous imaginions bien cette situation. : Les disciples sont silencieux, parce qu'ils se sont disputés à propos de la priorité entre eux, des places qu’on doit voir attribuer, qu’on se battra, peut-être, pour obtenir. Comme les enfants ! Mais Jésus sait bien ce qui s’est passé et pourquoi ils sont silencieux…

Que Dieu, en voyant notre humilité, nous exalte comme ses enfants, les frères et les sœurs de son Premier-né, rachetés au prix fort. Que la joie de Dieu soit celle d’un père heureux, qui contemple son bébé dans ses bras. Que l'humilité qui rend l'âme sainte nous remplisse et nous aide à devenir des nourrissons dans les bras d'un papa heureux. Que l'humilité qui rend l'âme sainte nous remplisse et nous aide à devenir de véritables enfants devant Dieu.

 

18/02/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Il fut transfiguré devant eux » (Mc 9, 2-13)

Chers amis,

« Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que ... »
Pierre, Jacques et Jean ont vécu au sommet la grande expérience de la foi. En descendant, ils ont probablement vécu une autre surprise, « Ne dites rien à personne à ce sujet. » Plusieurs fois, nous voulons partager notre expérience de Dieu avec quelqu’un d’autre. Mais Jésus nous avertit : cette rencontre est pour toi. Les apôtres doivent être silencieux jusqu'à la Résurrection, donc jusqu’au moment qui sera pour tous. Partageons-nous avec les autres la vérité de la Résurrection, proclamons-nous la vérité de l'Évangile ou seulement nos propres sentiments ?

Si le Seigneur Jésus a été transfiguré sur la montagne devant ses disciples pour qu’ils Le connaissent mieux, nous devons d’autant plus être transfigurés si nous voulons enfin connaître qui nous sommes.
Tant que nous ne sommes pas transfigurés comme Jésus, tant que nous ne sommes pas enflammés de l'intérieur, tant que nous ne sommes pas pour les autres la lumière de l'amour de Dieu, nous ne découvrons pas qui nous sommes vraiment. Autrement dit, nous le savons, mais seulement en théorie. L’homme, en se transformant à la ressemblance de Jésus, ressent sans autre expérience intermédiaire qu'il est enfant de Dieu, qu’il est quelqu'un de grand, d’extraordinaire et de digne de respect et d'honneur. Cela est bon. Mais tant que nous ne nous transformons pas, nous sommes comme des « Princes habillés en mendiants en haillons. »

Dieu veut maintenant nous préparer à des événements ultérieurs. Il a choisi, comme pour Pierre, Jacques et Jean de nous révéler Son visage. Il veut nous montrer Sa divinité. Il veut que nous Le connaissions de plus près. Dieu veut être connu et aimé. Or, cette connaissance est réalisée depuis un certain temps. Nous expérimentons cela comme communauté. En tant que communauté, nous montons vers la montagne, vers cet endroit isolé, et c’est là-bas que nous goûtons au miracle de la présence de Dieu.
Et il ne s’agit plus aujourd’hui de nuée : c’est dans une petite hostie que nous trouvons Dieu. Et c’est la même Présence depuis des siècles, la même Présence que sur la montagne. C’est le même regard aimant de Dieu, inquiet à propos de son peuple. Nous entendons aussi la Parole. Ce sont les mots de la manifestation de l'amour de Dieu et les mots qui nous procurent la même charité.

Ne sous-estimons pas ce que Dieu nous donne maintenant, Ne sous-estimons pas Sa révélation, Ses paroles, Ses enseignements, ce que nous obtenons, parce que tout cela servira plus tard comme l'épine dorsale, comme le fondement, le support qui soutiendra nos âmes en période de grande épreuve. Nos cœurs seront prêts, forts par la foi, forts par l'amour et forts par l'espérance.

Le Saint-Esprit est l'auteur de nombreux ouvrages de Dieu, qui ont façonné les âmes sanctifiées, choisies et marquées. Abandonnons-nous donc, laissons-Le faire en nous Ses œuvres, laissons nos cœurs se remplir de la sagesse et de l'amour du Saint-Esprit.

 

6/02/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés » (Mc 6, 53-56)

Chers amis,
Pour être guéri par Jésus, la chose la plus importante est de le toucher. "Tous ceux qui le touchaient étaient guéris." Aujourd'hui, nous pouvons aussi toucher Jésus. Mais, tout comme avant, il faut d’abord le chercher et être en mesure de le reconnaître. Rechercher et trouver Dieu conduit à la rencontre avec Lui, et cela nous permet de Le « toucher ». Cette recherche, cependant, est difficile : il faut laisser beaucoup de choses et de se concentrer sur Lui. Celui qui décide de le faire, se guérit intérieurement, spirituellement, et c’est qui est le plus important.

« Tous ceux qui le touchaient étaient guéris », parce que Jésus est venu pour reconstruire notre proximité avec Dieu. Il pouvait guérir à distance et parfois il l'a fait, mais généralement il a préféré guérir en touchant le corps, pour qu’il y ait un lieu de proximité entre lui et l'homme.

Dieu désire ardemment l'intimité, la proximité avec nous, parce qu'Il sait ce que cela signifie pour nous. Si nous étions conscients de cela, nous nous en servirions très souvent et nous nous sentirions toujours en manque de Lui, en manque salutaire. Les guérisons que fait Jésus sont pour nous aider à réaliser cela - elles sont l'image de ce qui se traduit par la proximité avec Dieu.

En voyant l'état de nos cœurs, en voyant la faiblesse de nos âmes, Jésus veut nous offrir et nous montrer ce qu’est la foi. Et ce n’est pas par un coup de baguette magique que nous acquérons la puissance d’intercession qu’ont les apôtres : seul ce qui est passé par le feu, ce qui a passé par la souffrance, ce qui est arrivé dans les profondeurs, devient fort et vrai. Ne soyons donc pas surpris du fait que Jésus veut que nous nous préparions pour les temps difficiles, pour le désert, au moment de le connaître et de toucher la vérité. Ne nous attendons pas à la facilité. Ce sera un travail difficile. Ne nous attendons pas à la facilité car il faudra faire l’effort d'entrer en nous-mêmes, en essayant d'ouvrir les yeux sur la réalité de notre propre âme.

Alors prions avec beaucoup de zèle pour les autres, et cette prière sera particulièrement fructueuse en nous et dans d'autres âmes. Demandons que Dieu nous bénisse dans ce temps de recherche. Qu’il nous aide à recevoir l’Esprit Saint, le plus souvent possible, dans le sacrement de la Réconciliation. Car c’est par la réconciliation – ce chemin juste et droit - nous pouvons reprendre la route en toute sécurité.


25/01/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile » (Mc 16, 15-18)

Chers amis,

« Allez et proclamez ! » Un tel appel nous avons entendu dans l'Evangile d'aujourd'hui, avec une assurance de Jésus pour tous ceux qui croient, seront accompagnés par des caractères inhabituels, tels que le pouvoir sur les mauvais esprits, ou parler en langues étrangères. Mais prêcher l'évangile a également un autre effet. Quand nous lisons l'évangile de Luc (10, 17) de retour de 72 disciples qui reviennent d'une mission, nous voyons où Jésus, qui dit heureux qui a vu « Satan tomber comme l'éclair. » Et il ajoute : « Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux."
La proclamation de l'Évangile, ce n’est pas seulement des signes merveilleux et extraordinaires qui nous intriguent. C’est avant tout un combat spirituel qui a précipité le Satan et écrit nos noms dans le livre de la vie dans le ciel...

La foi en l'Evangile n'est pas une condition du salut, c’est un moyen. Pour entrer dans le paradis, il faut être préparé et prêt à y vivre, il faut au moins un peu, ressembler à Dieu. Et ceci est réalisé grâce à une formation adéquate. Cette école est la croyance en l'Évangile. Celui qui croit en l'évangile, apprend à aimer, c’est-à-dire apprend la vie dans le ciel. Théoriquement, nous pouvons apprendre à aimer, même sans la foi en l'évangile, mais il est incomparablement plus difficile.
Par conséquent, il est important de proclamer l'Evangile et de convaincre les gens d'y croire.

Qui ne croira pas sera condamné, mais non par Dieu. Dieu ne condamne personne. Cet homme lui-même qui se condamne. Nous CONDAMNONS sans arrêt nous-mêmes et les autres.
Mais si enfin nous y allons, nous allons cesser de le faire, parce que nous avons cru en l'amour, que personne ne condamne. Et qui commencerait par croire en l'amour voudra vivre en Lui.
Et nous pourrons éloigner les mauvais esprits, d'abord de nous-même, puis aussi des autres.


23/01/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« C’en est fini de Satan » (Mc 3, 22-30)

Chers amis,

Pour tous ceux qui ont dit que Jésus a un esprit impur, il n’est pas important que tout ce qu’a accompli Jésus soit bon. Les arguments pour justifier leur rejet de Jésus est qu'il ne suit pas leur orientation et qu’il démystifie beaucoup leurs croyances. Ils se considèrent comme infaillibles. Et cela, c’est précisément le péché contre l'Esprit Saint : se prétendre infaillible et rejeter Jésus au lieu de vouloir le connaître tel qu'il est vraiment.

Généralement, les gens rejettent Jésus parce qu'ils ne le connaissent pas bien. Ils ne le rejettent donc pas tout à fait consciemment. Par conséquent, ils seront pardonnés. Mais pour ceux qui le rejettent jusqu'à la mort pleinement consciemment, Dieu ne peut pas pardonner, parce qu'ils ont choisi la vie en dehors de Lui, et ne veulent pas être pardonnés.

Il y a des gens pour qui Jésus est l'adversaire, le Satan. Ces personnes ne sont pas seulement ouvertes au mal, mais elles ne veulent pas être sauvées par Jésus. C’est le péché contre le Saint-Esprit, qui ne sera pas pardonné. Dieu ne pardonne pas ce péché non pas parce que sa miséricorde est limitée, mais parce que l'essence du péché est le rejet de la miséricorde de Dieu. Dieu ne pardonne pas à celui qui ne veut pas du pardon de Dieu.

Jésus est capable de lier « l'homme fort », ce qui est souvent notre péché. Nous devons juste travailler avec lui, et ne jamais penser que Jésus est contre nous, que l'un de ses commandements n’est pas tout à fait correct. Il est notre plus grand allié.

Ce fragment de l'Evangile, Dieu nous le donne aujourd'hui d'une manière spéciale : ce sont les mots du ciel, les paroles de Dieu Lui-même ! Mots d'avertissement, mots de prudence !
Ses mots qui viennent de la pleine miséricorde du cœur de Dieu, qui désire profondément qu’on vienne se blottir dans ses bras de Père pour l'éternité.

Prenons ses mots à cœur, méditons-les, analysons-les, et faisons tout cela dans l'Esprit de la Sagesse Divine. Qu’il nous éclaire et qu’il nous guide.




16/01/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« L’Époux est avec eux » (Mc 2, 18-22)

Chers amis,

« Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »...
Depuis une semaine que nous suivons l'évangile de Marc, nous pouvons voir une nouveauté dans cet intérêt de l'évangéliste pour les gens qui suivent Jésus et pour le comportement de ses disciples.
Jusqu'à présent l'attention était dirigée, en raison de ses adversaires, uniquement sur Jésus seul. Cette fois-ci, l'objection réside dans le statut de Jésus comme Maître : Jean le Baptiste et les Pharisiens enseignent à leurs disciples à jeûner et ceux de Jésus (qui lui obéissent) ne jeûnent pas : obtenir une grande grâce de Dieu, être en deuil, dans le repentir d'un d'acte, se purifier, comment faire ?

La controverse concerne donc la nature du lien entre les disciples et Jésus. Celui-ci répond en employant la métaphore de l'Epoux et des invités du mariage qui était clairement une image de la relation entre Israël et Dieu. Diverses pénitences et autres manifestations de ferveur religieuse ont beaucoup de sens en tant que moyens d'aller jusqu’au bout, c’est-à-dire d'aller jusqu'aux noces avec Jésus, l'Epoux, de construire une relation intime avec Lui.

Avec Jésus commence une nouvelle ère. Il respecte la tradition, mais, puisqu'Il vient à nous, tout est aussi nouveau. Très souvent on accuse l'Eglise d'être rétrograde, conservatrice. Cette accusation provient généralement de personnes qui vivent en fait de la même manière que leurs ancêtres. On ne peut pas aimer la même chose qu’il y a cent ans, deux cents ans ou mille ans, et ils vivent dans la peur et souffrent de jalousie, ou d'autres affections similaires. Ces gens sont "vieux" dans leur faiblesse morale. Jésus apporte une nouvelle vie. Cette innovation s'étend à tous, à la relation à soi-même, aux autres et à Dieu.

Si nous voulons être vraiment progressistes et modernes, alors soyons des disciples de Jésus. Parce que la nouveauté absolue du christianisme est fondée sur l'amour de Dieu pour l'homme, non pas l'homme pour Dieu. Et non pas sur le zèle pour le Salut que Dieu aurait ” arrangé" Lui-même pour nous sans notre participation, mais sur la maturation à la vie dans le ciel, qui est pour nous entièrement ouverte.

Que Dieu nous bénisse. Que l'Esprit Saint éclaire nos cœurs et nous montre ce qui est « vieux » et que nous pouvons abandonner. Que nous soit donné de quoi accepter véritablement et pleinement le « nouveau ».




13/01/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre » (Mc 2, 1-12)

Chers amis,

Par la guérison du paralytique, Jésus voulait convaincre les scribes qu’Il est Dieu, mais qu'il est aussi un homme. Et nous, je pense qu'il veut nous convaincre d'autre chose : que le pardon des péchés est plus important pour un homme que la guérison de l’éventuelle paralysie.
Oui ! La Faute, non pardonnée, est pire que la paralysie. La paralysie, même si cela prend des décennies, est temporaire. La Faute, non pardonnée, est éternelle. Par conséquent, nous devrions davantage demander le pardon que la santé. Quelle grande chose nous faisons lorsque nous pardonnons ! Qui pardonne, donne la vie.

La guérison intérieure, spirituelle, comme la rémission des péchés, est le fondement de toutes les autres guérisons ; c’est une libération de la plus profonde paralysie.
Jésus guérit le paralytique progressivement. D'abord spirituellement, puis physiquement. Il lui dit, cependant, de se charger de son brancard et de le transporter, un peu comme un symbole de maladie, la paralysie, la gêne, l'incertitude, La Croix. Jésus, en guérison intérieure, ne nous libère pas totalement de la maladie, de l'esclavage, de l'existence facile, mais Il ne les rend pas plus asservissants et ils ne dérangent plus les profondeurs de la vie.

Jésus n'a pas enduré que nous souffrions mais il est venu pour nous montrer qu'elle ne peut être surmontée que par l’amour ; et non par anesthésie ou par guérison miraculeuse. L'amour donne un sens à tout et permet de surmonter les épreuves les plus sévères. Le drame de l’homme n’est pas qu'il souffre, mais que souvent la souffrance est gaspillée, inutile, rejetée.

Il ne suffit pas simplement de venir à Jésus ; nous avons aussi besoin de désirs forts, et de la créativité, de l'effort et de l'action.

Qu'est-ce qui, aujourd’hui, me paralyse en particulier ?
Puis-je voir le sens et la valeur de la souffrance dans le cadre de l’amour ?





10/01/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Chers amis,

Jésus enseignait comme quelqu’un ayant autorité. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela ne signifie pas crier, menacer, montrer les erreurs, donner des sanctions. Bien sûr, Jésus a autorité sur un homme, mais il ne l'a jamais montré. Il a montré son pouvoir sur les esprits impurs, et non pas sûr l'homme. Pour l'homme, il a accepté l'attitude de service. Et personne ne dit que c'est une manifestation de sa faiblesse.
Et nous ? Nous, malheureusement, nous préférons montrer notre autorité sur l'homme, et permettre souvent aux esprits impurs de faire dans nos vies ce qu'ils veulent.
Montrons notre domination, mais là où elle devrait être.
"Jésus n'a pas coupé le lien avec la mentalité de son temps, il semble même de la partager. La Diagnose du Christ, qui va à la racine du mal, n'est pas un diagnostic médical"
Jésus chasse les démons avec les mots. Il commande même les esprits impurs, et ils lui obéissent. Les gens qui sont les témoins de ce miracle sont étonnés. Oui, Jésus fait des miracles, fait des miracles avec la puissance de sa parole, avec des mots qui guérit et rend l'homme libre. La Parole de Jésus n'est pas comme la rhétorique des Pharisiens et des scribes. La puissance de cette parole vient de l’intérieur, de sa personne, de la source divine.
Il nous faut d'abord trouver "notre démon," connaître nos propres pensées, la tentation, la luxure, et puis, dans le temps de la tentation et des attaques du mal, leur opposer les paroles de l'Écriture, qui sont à l'opposé de la tentation. Sont particulièrement utiles les versets des Psaumes, les Proverbes ou la phrase de Jésus. Cette méthode simple déclenche et apporte la paix intérieure. Il fournit également un plus grand sentiment de sécurité et de confiance en Dieu.
Est-ce que je connais déjà "mon démon ?"
Est-ce que je comprends quelles " forces impures" déforment ma pensée ?
Quels sont mes phrases, mes mots préférés de l'Écriture que je pourrais réciter ?
Comment puis-je gérer les tentations ?




9/01/2017 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » (Mt 3, 13-17)

Chers amis,

Jésus n'a pas besoin du baptême de repentance ou de confession. Jésus appartient au peuple d'Israël, il est Judéen, et il veut d'être baptisé par Jean comme un homme. Peut-être est-il venu avec un groupe d'amis de la Galilée. Jésus lui-même s'identifie à eux, confirme qu'il leur appartient. Il s’identifie avec ses compatriotes dans l'obéissance à la loi de Dieu. Ensuite, il dira qu'il est leur serviteur.

Au baptême de Jésus participe Jean le Baptiste. Dieu a voulu faire participer un homme dans cette importante initiation. Jean ne comprend pas Jésus, même s'il le connaît, mais il est un homme très humble. Il est conscient que c’est Jésus qui doit le baptiser et non l'inverse. Cependant, quand il voit que Dieu veut qu'il soit fait autrement, il se soumet à sa volonté. Il comprend qu'il est plus important d'obéir à Dieu que d'avoir sa propre vision de culte et de service.

Le baptême de Jésus ressemble à notre propre baptême. C’est le moment le plus important de notre vie. En général nous le vivons inconsciemment, comme les nourrissons. Ce qui importe, c'est l'intention, celle des parents, celle des parrains et celle du prêtre. Et celle de Dieu de faire de nous ses enfants. Mais plus tard, dans notre vie adulte devenons-nous conscients de notre baptême ?
Le nom de chrétien est très étroitement liée avec le mot baptême. Etre baptisé au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, c'est être chrétien. L'onction d'huile sainte vient après. Qu'est-ce que cela signifie pour nous ?

Le baptême nous fait enfants de Dieu le Père, amis et frères de Jésus, et nous donne l'amour de l'Esprit Saint. Il donne donc à partager sa vie divine. Or, c'est non seulement un privilège, mais un engagement.

Petite digression :
Nous observons aujourd'hui une campagne à grande échelle de la critique de l'Eglise, par les médias, internet, les journaux. Certains portails internet prennent même plaisir à la diffusion des scandales. Et il arrive que (activement ou passivement) nous prenions part à cela. Souvent nous oublions qu'être un chrétien c'est témoigner de sa foi, et avoir le courage de témoigner, même là où tout le monde est contre.

Quelle est ma conscience de mon baptême ?
Quel est au quotidien mon témoignage chrétien ?

 

30/12/2016 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13-15.19-23)

Chers amis,

La volonté de Dieu n’est pas facile à accomplir. Joseph doit quitter son pays d'origine avec l'enfant nouveau-né pour entreprendre un voyage ardu. A travers le désert, dans l'inconnu, sans connaître la langue, la culture ni le pays où d'ailleurs personne ne les attend.
Mais Joseph est un homme ouvert aux signes de Dieu. Il pourrait prendre ses songes dans un sens purement rationnel et ne pas leur donner d'importance. Dieu lui a révélé sa volonté d'une manière qui n'exclut pas le doute. Mais après mûre réflexion, prière, discernement intérieur, il voit dans les paroles de l'ange la volonté de Dieu.
Dieu nous parle de différentes façons. Habituellement par le désir naturel, l'inspiration, la nostalgie, la voix de la conscience... Mais Il réagit aussi de façon imprévisible. Il utilise des songes et même des situations difficiles, des "coïncidences", des "cas", pour mener son plan à sa fin.
L'appel de l'ange, qui est répété deux fois, est coupé ici en deux rêves éloignés et devient un ordre d'opérer : "Lève-toi et fuis en Egypte"; "Lève-toi et va en terre d'Israël."

Aujourd'hui, nous avons particulièrement besoin de nous réveiller du rêve
. Le monde moderne veut nous endormir pour être en mesure de nous manipuler. A chaque étape, nous éprouvons des facteurs qui conduisent à la léthargie, à la stupeur, à la perte de conscience. En outre, beaucoup d'entre nous mènent une vie très mouvementée : rendez-vous, tâches à exécuter, manque constant de temps, tout cela signifie que le temps manque pour la réflexion, pour le silence, pour le regard dans les profondeurs de son âme. Nous nous occupons de mille choses, mais nous ne pouvons pas nous concentrer sur notre âme. Malgré les nombreuses activités et la mobilité continue nous sommes des gens coincés dans une léthargie spirituelle profonde.
Heureusement saint Joseph est un homme alerte, attentif, fort, plein de créativité, quelqu'un qui ne renonce pas, qui ne donne pas son accord à l'inévitable, ne se limite pas à se plaindre sur le temps ni les personnes. Il nous dit qu'il ne suffit pas de dire que le salut vient par la famille. Mais il nous suggère qu'il vient par la famille qui ressemble à Sa Famille ...
Suis-je ouvert aux signes de Dieu ?
Comment puis-je comprendre l'appel à l'éveil spirituel ?
Que signifie pour moi les mots : « Prends l'enfant et Marie » ?
Suis-je un homme responsable ?
Quelles sont les caractéristiques de saint Joseph particulièrement chères à mon regard,
et de quoi ai-je essentiellement besoin aujourd'hui ?




29/12/2016 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Lumière qui se révèle aux nations » (Lc 2, 22-35)

Chers amis,

Le fait que Marie et Joseph sont étonnés de ce qui a été dit sur le petit Jésus témoigne que l’orgueil et fierté n'ont pas de prise sur eux, même qu’ils ont conscience que Dieu a habité dans leur maison. Ils font tout à fait l'impression d'avoir oublié rapidement ce sujet et de penser que Jésus est un enfant ordinaire. Cependant, ce n'est pas en raison de la sous-estimation de ce qui est arrivé à l'Annonciation, mais plutôt en raison de leur humilité et de leur simplicité face à une réalité qui les dépasse infiniment. Marie et Joseph sont loin de l'excitation vaine de ce qui est si merveilleux et si étonnant. Et c'est grâce à cela que Dieu peut opérer librement dans leur vie.
Nous attendrions une excitation, un enthousiasme, une proclamation, au lieu de cette humilité que nous donne Dieu quand il se tient caché, dans le retrait de nos vies, pour que la fierté et l’orgueil ne nous envahissent pas.
Tant nous pouvons confondre facilement la piété avec l’excitation ! Défendons-nous contre cela, si Dieu doit opérer librement dans nos vies.
Quand serons-nous prêts à dire comme Syméon : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole » ?
Quand sommes-nous prêts à mourir ? Peut-être jamais, parce que nous avons toujours quelque chose à faire.
Mais Syméon dit que quand « nous verrons le salut de Dieu » nous serons prêts à mourir. Cela ne signifie pas que nous ne serons plus nécessaires dans le monde. Ce qu'a compris Syméon, c'est que, si j'ai rencontré Jésus, que peut encore me donner ce monde... Qui connaît Jésus devient libre de ce monde, et cela signifie qu'il devient vraiment et entièrement libre. Connaître Jésus est la plus grande réussite de l'homme.
Être comme Syméon, c’est attendre la venue du Christ, et être aussi en manque de Lui, et croire toute sa vie aux promesses de Dieu. « Syméon » c’est-à-dire « Dieu a entendu ». Quand je veux Sa présence aimante, Il vient dans la puissance de Son Esprit, dans sa Parole portant réconfort et consolation dans la détresse et les épreuves. De Syméon, nous pouvons apprendre la confiance tenace en Dieu. Il a connu la rencontre avec le Christ dans le Temple - toujours prêt, en attendant et infatigable.

Croyez-nous que Dieu accomplira dans nos vies Ses grandes promesses ?




26/12/2016 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père » (Mt 10, 17-22)

Chers amis,

L'effet immédiat de la venue de Dieu dans le monde est la foi en une vie autre que celle vue avec les yeux humains.
Il coûte cher aujourd'hui de professer la foi, parce que la persécution est plus sophistiquée et souvent pire que la mort. Cependant, tout dépend de Dieu. Comme le dit le psalmiste : «Mes destinées sont dans ta main. Délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !» (Ps 31, 16). Et même si Dieu décide qu'il vaut mieux pour nous, comme saint Etienne, donner sa vie pour le témoignage, restons dans la confiance, « Car tu es mon rocher, ma forteresse » ; (Ps 31, 4).
Comment réagirais-je en cas de problème, de persécution, de discrimination ? Difficile de le dire, de se projeter...
Jésus n'a pas promis à ses disciples une vie facile et agréable. Non pas parce qu'il est faible, ou parce qu'il leur veut du mal, mais parce que la vie facile et agréable n'est pas forcément ce qu'il y a de meilleur. Contrairement à la croyance populaire, l'homme n'a pas été créé pour la vie facile.
Pour notre bon développement (et à la fin de notre vie terrestre, nous poursuivons son développement), nous avons besoin de deux choses : de force et d'effort. De nourriture et de labeur. Nous ne devrions pas nous charger de tâches trop lourdes et difficiles si nous ne nous nourrissons pas, car nous risquons de perdre rapidement nos forces. Mais nous ne devons pas non plus nous nourrir si nous ne prenons pas de peine, parce que l'obésité (celle exprimée en kilogrammes, mais encore beaucoup plus celle qui est spirituelle) va nous conduire à une maladie grave voire à la mort.
Voilà pourquoi Jésus permet que nous ayons une vie difficile : d'abord Il nous donne sa force.




22/12/2016 - Méditation sur l’Evangile d’aujourd’hui.

« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 46-56)

Chers amis,

Il ne vaut pas la peine d'être riche si Dieu "renvoie les riches les mains vides". Il ne s'agit pas bien sûr de ceux qui ont tout simplement beaucoup de biens matériels. Mais plutôt de ceux qui ont une attitude du cœur fondée sur la pensée que "je suis quelqu'un" parce que j’ai beaucoup d'argent. Si la vie est plus facile pour les riches - l'argent ouvre de nombreuses portes -, elle crée un monde d'égoïstes. Là où il y a plus d’amour, l’argent perd sa valeur. Dans le Ciel, il n'a pas de valeur du tout. L'amour est en quête d'amour, pas de l'argent, et c’est pour cela que Dieu "renvoie les riches les mains vides", ceux qui ne possèdent pas l'Amour.
Les mots de Marie : « ... désormais toutes les générations me diront bienheureuse" pourraient indiquer de la fierté voire de l'orgueil si Marie n'était pleinement consciente de ce qui se passe dans sa vie avec la proclamation angélique. L'évangéliste nous dit cette conscience en recomposant cet hymne de louange à Dieu.
Combien de fois manquons-nous de conscience de ce que Dieu a fait dans nos vies ? Il nous est difficile de remarquer sa présence et ses actions. Ce qui ne nous permet pas de nous découvrir nous-mêmes pleinement.

Seigneur, Tu as permis que nous nous arrêtions un instant sur le "Magnificat",
Aide-nous à pouvoir comme Marie te chanter nos louanges pour les grands dons que Tu as faits et que Tu renouvelles pour nous et pour toute la communauté humaine. Accorde-nous de pouvoir participer à la mise en œuvre de Ton plan de salut, et que, par notre louange, nous encouragions les autres à percevoir et à adorer Tes grandes œuvres.
Prions aujourd'hui tout particulièrement avec cette prière qui sort du cœur de Marie, en nous rappelant que Jésus s'est livré avec amour, et que la Prière vivante, Parole vivante, nous ouvre maintenant à l'amour de Dieu.

Nos clochers

  • Eglise1

    Eglise SAINT-MARTIN  - CHAMPSERU

  • Eglise2

    Eglise SAINT-PIERRE  SAINT-PAUL - GALLARDON

  • Eglise3

    Eglise Saint-Pierre - DROUE sur DROUETTE

  • Eglise4

    Eglise Saint-Pierre - EPERNON

  • Eglise5

    Eglise Saints Pierre et Paul - ARMENONVILLE LES GATINEAUX

  • Eglise6

    Eglise Saint-Martin - BAILLEAU ARMENONVILLE  

  • Eglise7

    Eglise Saint-Martin - BLEURY

  • Eglise8

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  • Eglise9

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  • Eglise10

    Eglise Saint-Martin - SAINT MARTIN DE NIGELLES

  • Eglise11

    Eglise Notre-Dame  -GAS

  • Eglise12

    Eglise Saint-Eloi  - MONTLOUET

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    Eglise Saint-Symphorien  - SAINT SYMPHORIEN LE CHATEAU

  • Eglise14

    Eglise Saint-Georges  - YMERAY

L'Evangile du jour