Onction des malades



 

Quelqu'un parmi vous est malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade ; le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon.

(Lettre de saint Jacques chapitre 5, versets 14 à 15)

L'Eglise précise qu'il existe, parmi les sept sacrements, un sacrement spécialement destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie : l'onction des malades (ou encore l'extrême onction).
(Catéchisme de l'Eglise Catholique - CEC - § 1511) 

 

" Guérissez les malades " (Evangile selon saint Matthieu, chapitre 10, verset 8)

 
Extraits du Catéchisme de l'Eglise Catholique § 1500 à 1532

Pourquoi ?

Le sacrement de l’Onction des malades a pour but de conférer une grâce spéciale au chrétien qui éprouve les difficultés inhérentes à l’état de maladie grave ou à la vieillesse.


La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort.

La maladie peut conduire à l’angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu.
Mais elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l’aider à discerner dans sa vie ce qui n’est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l’est. Très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à Lui.

La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte (cf. évangile selon saint Matthieu 4, 24) sont un signe éclatant de ce " que Dieu a visité son peuple " (cf. évangile selon saint Luc 7, 16) et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés (cf. évangile selon saint Marc 2, 5-12) : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps ; il est le médecin dont les malades ont besoin (cf. évangile selon saint Marc 2, 17). Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux : " J’ai été malade et vous m’avez visité " (cf. évangile selon saint Matthieu 25, 36).
Son amour de prédilection pour les infirmes n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l’origine des efforts inlassables pour les soulager.

Emu par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : " Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies " (cf. évangile selon saint Matthieu 8, 17 ; cf. IsaÏe 53, 4). Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal (cf. Isaïe 53, 4-6) et a enlevé le " péché du monde " (Jn 1, 29), dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion rédemptrice.

 

Pour qui ?


L’Onction des malades n’est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité.

Chaque fois qu'un chrétien tombe gravement malade, il peut recevoir la Sainte Onction, de même lorsque, après l'avoir reçue, la maladie s'aggrave.

 

Comment ?

 

C'est une célébration qui peut avoir lieu en famille, à l'hôpital ou à l'église pour un seul malade ou tout un groupe.

Parole de Dieu et sacrement forment un tout inséparable. 

L’essentiel de la célébration de ce sacrement consiste en l’onction sur le front et les mains du malade (dans le rite romain) ou sur d’autres parties du corps (en Orient), onction accompagnée de la prière liturgique du prêtre célébrant qui demande la grâce spéciale de ce sacrement.

La grâce spéciale du Sacrement de l’Onction des malades a comme effets :

  • l’union du malade à la Passion du Christ pour son bien et pour celui de toute l’Église ;
  • le réconfort, la paix et le courage pour supporter chrétiennement les souffrances de la maladie ou de la vieillesse ;
  • le pardon des péchés si le malade n’a pas pu l’obtenir par le sacrement de la Pénitence ;
  • le rétablissement de la santé, si cela convient au salut spirituel ;
  • la préparation au passage à la vie éternelle.

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