Accueil


"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

La joie dans le lavement des pieds

Je crois qu’il faut le comprendre l’appel à la joie qui teinte toute la liturgie de ce Dimanche de Gaudete est comme un appel à ne pas se laisser emporter par la morosité de ce monde. Le chrétien est un contesta­taire de la tristesse du monde. Parce qu’il sait où il a mis sa foi, il sait où il a mis sa joie. Mais attention ! Il y a les joies véritables et il y a les joies vaines, à plumes et à paillettes. Celles qui s’affichent un peu partout autour de nous en ce temps préparatoire à Noël. Et au chapitre des vanités que l’on passe sa vie à poursuivre, il y aurait des pages entières à écrire. Il s’agit de nous rappeler que toutes ces petites joies, laissées à elles-mêmes, ont des vues trop courtes. Il ne s’agit pas de fuir tous les petits plaisirs de la vie, mais de les remettre à leur juste place. Sinon, ils risquent bien de laisser notre âme aussi vide que notre porte-monnaie. C’est que le mot joie, comme celui d’amour, cache souvent des interprétations bien différentes qui sont source de désillusions. Au fond, il s’agit de ne pas confondre joie et jouissance, amour et posses­sion. Il s’agit même d’une conversion : de ne pas se servir des autres, mais de les servir. Il ne s’agit pas que tout le monde soit à nos pieds, mais il s’agit de laver les pieds. La joie est dans le lavement des pieds. La véritable joie n’est pas le fruit de la possession, mais le fruit du don de soi. Elle vient de l’amour donné et reçu. Quand on sert au lieu de se faire servir, quand on donne et se donne, quand on veut le bonheur de l’autre, quand on prend sur soi de souffrir un peu pour qu’il ne souffre pas, alors oui, on aime, et on est joyeux. Et l’on suscite la joie autour de soi. Réjouis­sons-nous, car le Seigneur vient nous apprendre cela. Il vient transformer notre cœur, il vient nous sauver, nous montrer où se trouve la joie profonde, le vrai bonheur. La joie est plus que le plaisir, parce qu’elle touche notre esprit. Elle prend tout notre être. « Être capable de trouver sa joie dans le bonheur de l’autre, voilà le secret du bonheur » disait Georges Bernanos.

Chanoine Dominique Aubert

 

"Les onze petits pots de terre"

Bienvenue, Monseigneur dans notre Communauté paroissiale ! Après avoir visité la communauté d’Épernon, communauté de notre paroisse de la Sainte Famille, vous venez, en ce Dimanche, visiter celle de Gallardon. En fait, vous venez visiter la communauté constituée par les fidèles catholiques de 11 villages : Ymerais, Ecrosnes, Gas, Champseru, Bleury, Saint Symphorien, Montlouet, Gallardon, Bailleau, Armenonville et Les Accourus (ceux qui ont élu domicile dans notre paroisse). Ils sont tous représentés ce matin par les 11 petits pots contenant la terre de chaque village qui vous seront apportés au moment de l’Offertoire. Ils représentent la vie de chaque habitant de ces villages, chrétiens ou non. Le pape François le 27 mars 2013 nous disait : « Il faut sortir de nous-mêmes, de nos manières routinières de vivre la foi qui ferment l’horizon de l’action créative de Dieu ; de sortir de nous-mêmes sans se lasser à la recherche de la brebis perdue ; de sortir vers la périphérie ». Cela suppose de se laisser décentrer de son espace habituel de référence. En plus d’être une Église qui accueille et qui reçoit en tenant les portes ouvertes (ce qui est bien sûr très important), le pape invitait à chercher à être une Église qui trouve aussi de nouvelles routes, une Église capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui ne la fréquente pas, vers qui s’en est allé ou qui est indifférent. Parfois celui qui s’en est allé l’a fait pour des raisons qui, bien comprises et évaluées, portent à un retour. « Duc in altum » « Allez au large » sont les mots gravés sur le siège du célébrant de notre église de Gallardon. Le Conseil Pastoral de notre paroisse s’est engagé depuis la rentrée dans une réflexion dans ce sens (que l’on peut trouver dans les dernières pages de ce bulletin du Dimanche). Merci, Monseigneur, de nous conforter tout au long de votre visite sur ce nouveau chemin d’évangélisation très enraciné dans la Miséricorde telle qu’elle a été révélée par Notre Seigneur à Sainte Faustine et qui fait la richesse et la spécificité de notre Communauté. Richesse de notre Sanctuaire de la Miséricorde et de la Maison de la Miséricorde qu’il sera capital de préserver dans les années à venir.

Chanoine Dominique Aubert

 

Visite pastorale de Monseigneur Christory, dimanche 4 décembre et lundi 5 décembre 2022

Quelle est la signification de la visite pastorale de l’évêque ?

Il s’agit d’une institution ancienne dans l’Église, dont on peut trouver les prémices dans les Lettres de saint Paul, visitant les communautés chrétiennes qu’il avait fondées dans le Bassin méditerranéen : tour à tour les encourageant et pointant les écueils rencontrés. Ce terme générique désigne aujourd’hui « un instrument de caractère juridique et pastoral » qui permet aux responsables d’Église, et en premier lieu aux évêques, appelés à exercer un devoir de vigilance, d’accéder aux communautés soumises à leur juridiction « pour en vérifier la communion et la fin ». Elle est menée par l’évêque dans son diocèse afin de lui permettre de connaître les laïcs et le clergé de son territoire, de renforcer les liens avec eux, de les encourager. C’est aussi, pour lui, une manière « d’évaluer l’efficacité des structures et des moyens » destinés à l’évangélisation. Ces visites ont pour but d’aller à la rencontre des chrétiens pour encourager, découvrir, partager avec ceux qui ont mission d’annoncer la Bonne Nouvelle. Elles ne concernent pas uniquement les catholiques, l’Église étant en lien avec les réalités sociales et avec ce qui fait la vie, le quotidien de chacun. L’évêque doit accomplir sa visite en étant animé d’une charité pastorale qui le fait apparaître comme le principe et le fondement visible de l’unité de l’Église particulière. L’évêque a l’obligation de visiter chaque année son diocèse en tout ou en partie, de telle sorte qu’il le visitera en entier au moins tous les cinq ans. (Droit canon 396 -§ 1)

Vous comprendrez alors combien il est important voir indispensable que nous nous mobilisions tous pour participer à cette visite pastorale de notre évêque dimanche et lundi prochain, 4 et 5 décembre, dans les différents temps qui nous sont proposés pour cette visite (voir le calendrier ci-après) :

Le Christ Roi de l'univers

En ce Dimanche, l’Église nous invite à célébrer la fête du Christ Roi qui est le dernier Dimanche de l’année liturgique. Dimanche prochain sera le premier Dimanche de l’Avent et avec lui commencera une nouvelle année.

La fête du Christ Roi que nous célébrons aujourd’hui a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ. En instituant la fête du Christ Roi, le pape Pie XI avait le souci de la paix dans le monde et il invitait à « chercher la paix du Christ par le règne du Christ », comme il l´explique au début de son encyclique « Quas Primas » du 11 décembre 1925 : « Pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyons pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur » 

Mais de quelle royauté parlons-nous quand nous disons au sujet du Christ, qu’il est notre Roi ? D’habitude, quand nous pensons royauté, nous pensons puissance, gloire, victoire. Mais le Christ n’est vraiment pas un roi comme les autres. Il est un roi serviteur, ou tout au moins un roi centré sur le bien-être des siens, attentif à prendre soin d’eux, préoccupé des plus petits et des pauvres. Son Royaume n’est pas fait de gloire, de puissance et de moyens riches et considérables. Le Royaume du Christ est un royaume d’amour, d’humilité, de miséricorde, de service et de paix. Ainsi, chacun de nous, citoyen de son royaume, est invité à devenir son descendant spirituel parce que le Christ a besoin de notre charité, de notre amour miséricordieux envers les plus petits.

Adorons le Christ, Roi de l’Univers, rendons grâce avec toute la Création pour toutes les facettes de son mystère qu’Il nous a laissées découvrir au long de l’année liturgique. Et donnons-nous à Lui pour que l’année qui s’ouvre nous aide à reconnaître sa puissance miséricordieuse et à le glorifier sans fin.

Chanoine Dominique Aubert

 

Et Après ?

La plupart du temps, lorsque nous pensons à la fin des temps, nous pensons à la fin comme à une conclusion, comme à ce qui se termine. Or, la fin des temps, ce n'est pas d'abord une conclusion, c'est un achèvement et un accomplissement. C'est le moment où le temps, devient éternité. C'est le temps où les hommes étant plongés dans la lumière de Dieu deviennent des saints. C'est le temps où l'Église, après toutes les souffrances de l'enfantement devient véritablement mère, c'est-à-dire qu'elle contemple tous ses enfants rassemblés en elle dans sa joie et dans son amour. Oui, la fin des temps, c'est une naissance. La fin des temps, c'est une naissance qui n'est pas de ce monde, mais c'est une naissance qui procède immédiatement du cœur même de Dieu. Car il n'y a que là que la plénitude du monde et que la réalité de nos vies peuvent s'accomplir. Il faut dès aujourd'hui que nous commencions à renaître d'en haut. Et c'est pourquoi le Seigneur nous donne en ce Dimanche cette parole extraordinaire : " Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui." Car ce qui nous est donné aujourd'hui pour nous préparer à la naissance ultime, lorsque dans la Jérusalem céleste nous descendrons "du ciel, d'auprès de Dieu" pour être tous rassemblés en Lui, ce qui nous est donné maintenant pour nous conformer petit à petit, jour après jour au mystère de cette nouvelle naissance, c'est précisément la Parole de Dieu et l'Eucharistie. Qu’à chaque fois que nous entendons proclamer la Parole de Dieu, que chaque fois que nous recevons le Corps et le Sang du Christ, nous puissions lui dire avec de plus en plus de vérité : « Oui, Seigneur vite, que ce monde passe, afin que nous soyons en Toi. »

Chanoine Dominique Aubert

 

"Encore et encore la Miséricorde !"

Deux petites histoires pour nous faire entrer dans le grand Mystère de la Miséricorde :
Prenez un billet tout neuf de 50 €. Chiffonnez-le vigoureusement, déchirez-le un peu, crachez dessus, jetez-le par terre, sautez dessus, écrasez-le, couvrez-le de poussière. Combien vaut-il alors ? Peu importe ce que vous faites avec ce billet, la banque centrale l’acceptera toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 50 €. Même si les circonstances de la vie vous ont attristé, froissé, et même souillé, ou que le péché habite en vous, vous aurez toujours la même valeur aux yeux de Dieu : vous êtes précieux à ses yeux car il vous voit avec les yeux de la miséricorde à travers le sacrifice de son fils Jésus mort pour vous racheter !  Laissez-vous regarder longtemps par les yeux de Jésus du le Tableau de la miséricorde et alors vous comprendrez à quel point Dieu vous aime.

Supposons que chacun de nous soit relié à Dieu par un fil.
Lorsqu’on commet une faute, le fil se rompt. Mais lorsqu’on se repent de sa faute - et c’est là toute la puissance de la confession sacramentelle - Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu’avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu ! Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud, de confession en confession, nous nous rapprochons de Dieu ! Finalement, chacune de nos fautes est l’occasion de raccourcir d’un cran la corde à nœuds et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu, qui est Amour et Pardon. Mais encore faut-il reconnaitre son péché et humblement venir se mettre à genoux dans le confessionnal pour qu’à travers le ministère du prêtre le Christ accomplisse son œuvre de miséricorde et de réconciliation.

Chanoine Dominique Aubert

 

"N'ayez pas peur, ouvrez toutes grandes les portes au Christ !"

C’est par ces paroles que le saint Pape Jean Paul II clôturait la cérémonie d’inauguration de son pontificat en 1978. Il esquissait à cette occasion les grands axes de son pontificat : appliquer les textes du Concile Vatican II, promouvoir l’unité de l’Église et son rayonnement missionnaire.
Jean Paul II, dont le pontificat a battu tous les records de longévité (le plus long de l’histoire depuis St Pierre après celui de Pie IX), peu de temps après son élection, lance le 9 juin 1979 à Nowa Huta, près de Cracovie, une expression qui caractérise son action pastorale pour le renouveau de l’Église, « la Nouvelle Évangélisation ». Il précisera dans son exhortation apostolique Pastores Dabo Vobis, « qu’aujourd’hui la tâche pastorale prioritaire de la nouvelle évangélisation incombe à tout le peuple de Dieu et demande une nouvelle ardeur, de nouvelles méthodes et un nouveau langage pour l’annonce et le témoignage évangélique ». Toute mission procède du témoignage de la sainteté personnelle qui s’enracine dans une vie ecclésiale et eucharistique (Ecclesia de Eucharistia). Jean Paul II a incarné dans son propre ministère apostolique, l’exemple d’une vraie intimité avec le Christ et du souci de Le faire connaître et aimer ( la soutane,  avec laquelle il priait chaque jour, et le fauteuil, sur lequel il enseignait, qui se trouvent dans notre sanctuaire en sont de beaux témoignages). Il a su allier le courage de la vérité et l’exigence de la miséricorde. Sa béatification le 1er mai 2011 à Rome en la fête de la Divine Miséricorde qu’il avait lui-même instituée, souligne magnifiquement ce message de compassion qu’il a personnellement vécu et honoré jusqu’à son dernier souffle ainsi que sa mort à la veille du Dimanche de la Miséricorde le 2 avril 2005.

Chanoine Dominique Aubert

 

Nos clochers

  • Eglise1

    Eglise SAINT-MARTIN  - CHAMPSERU

  • Eglise2

    Eglise SAINT-PIERRE  SAINT-PAUL - GALLARDON

  • Eglise3

    Eglise Saint-Pierre - DROUE sur DROUETTE

  • Eglise4

    Eglise Saint-Pierre - EPERNON

  • Eglise5

    Eglise Saints Pierre et Paul - ARMENONVILLE LES GATINEAUX

  • Eglise6

    Eglise Saint-Martin - BAILLEAU ARMENONVILLE  

  • Eglise7

    Eglise Saint-Martin - BLEURY

  • Eglise8

    Eglise Saint-Martin - ECROSNES

  • Eglise9

    Eglise Saint-Germain - HANCHES

  • Eglise10

    Eglise Saint-Martin - SAINT MARTIN DE NIGELLES

  • Eglise11

    Eglise Notre-Dame  -GAS

  • Eglise12

    Eglise Saint-Eloi  - MONTLOUET

  • Eglise13

    Eglise Saint-Symphorien  - SAINT SYMPHORIEN LE CHATEAU

  • Eglise14

    Eglise Saint-Georges  - YMERAY

L'Evangile du jour

Fil d'actualité introuvable

Paroles du dimanche

Retrouver les homélies du père Michel BOUAYE Paroles du dimanche

Sainte Famille Infos

La dernière parution


 

Denier de l'Eglise