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"Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante
désormais, tous les âges me diront bienheureuse."

(Evangile selon saint Luc chapitre 1, verset 46)

Seigneur, apprends-nous à prier

Bien souvent lorsqu'on aborde la prière, on l'aborde du mauvais côté. Pourquoi ?  Parce qu'on l'aborde de notre côté : il faut que je prie, ce serait bien … il faut que je prie, c'est important … il faut que je prie, cela me donne des forces… Mais c'est moi, moi, moi, et encore moi ! Et la prière, ce n'est pas ça. La prière, c'est un don de Dieu. C'est Dieu qui prie. Saint Paul le dit : "Nous avons reçu l'Esprit saint pour qu'il crie en nous : Abba, Père". Si je m'imagine que j'ai les mots et que j'ai les idées et les bonnes pensées pour prier, je fais totalement fausse route, mais alors, totalement. C'est l'Esprit Saint qui prie en moi. La qualité de la prière, c'est l'Esprit Saint qui la donne, la seule chose éventuellement qui nous appartient, c'est la quantité, c'est le temps que nous allons donner. Et puis si la prière est un don de Dieu parce que c'est l'Esprit Saint qui prie en nous, il n'y a pas d'abord une prière personnelle, il n'y a d'abord qu'une prière communautaire. La prière est d'abord faite pour la communauté. J'en veux pour preuve que je ne dis pas : Mon Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, je ne dis pas : Donne-moi le pain de ce jour. Nous disons : "notre", nous disons "Donne-nous". Ce sont les disciples ensemble qui disent à Jésus : Apprends-nous à prier, fais que la communauté qui est la tienne soit celle du peuple de la prière, parce que c’est le peuple de la présence de Dieu au milieu de ceux qui se rassemblent : "Là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je suis présent au milieu d'eux". Je ne dis pas que la prière personnelle n'est pas nécessaire, loin de moi. La prière personnelle est effectivement une union à Dieu, mais la prière communautaire, surtout si elle est remerciement, action de grâces, "eucharistie", ce n'est plus seulement une union, c'est une communion. Et là, nous atteignons exactement ce pourquoi la prière est faite et la vocation de chacun d'entre nous.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Qui que nous soyons, que nous nous croyions des justes comme Paul ou que nous ayons l'évidence de notre péché comme Pierre, que nous soyons remplis de connaissances théologi­ques comme Paul ou des hommes tout simples, tout ordinaires comme Pierre, que nous soyons généreux, enthousiastes comme Pierre ou un peu plus difficiles à vivre comme Paul, qui que nous soyons, quel que soit notre tempérament, quelle que soit notre histoire, quelle que soit notre vie, quel que soit notre passé, l'un comme l'autre, Pierre et Paul, nous montrent le chemin. Nous sommes appelés à nous laisser prendre en profondeur, à la racine de nous-mêmes, par cette grâce de Dieu, pour que nous devenions des amoureux passionnés du Christ. Car c'est seulement si nous aimons passionné­ment Jésus, c'est seulement si toute notre vie, toute notre sensibilité, toute notre intelligence, tous nos instants, tous les événements de notre existence sont pleins de cette présence vivifiante, transfigurante de l'amour du Christ, c'est seulement à ce compte-là que nous serons disciples de Pierre et Paul et que, par nous, à notre mesure, s'édifiera aussi l'Église là où nous vivons, comme elle s'est édifiée sur leur foi et sur leur passion d'amour pour Dieu.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

Le Visage déterminé

« Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ». Marcher à la suite de Jésus, être chrétien, relève d’un choix radical, déterminé. C’est ce que saint Paul écrit aux Galates : « C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. » (Galates 5,1) Oui, Jésus nous veut libres. Il nous veut avec cette liberté qui vient du dialogue avec le Père, avec Dieu. Jésus ne veut pas de chrétiens égoïstes, qui suivent leur propre moi, ne parlent pas avec Dieu. Dans sa lettre aux Galates, saint Paul écrit :« Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair. » (Galates 5,16) Marcher sous la conduite de l’Esprit Saint, c’est apprendre à entrer dans un dialogue avec Dieu. Si un chrétien ne sait pas parler avec Dieu, ne sait pas entendre Dieu dans sa conscience, il n’est pas libre. Pour cela, il nous faut apprendre à écouter notre conscience, non pas faire ce qui m’intéresse, ce qui me convient, ce qui me plaît. « La conscience est l’espace intérieur de l’écoute de la vérité, du bien, de l’écoute de Dieu. C’est le lieu intérieur de ma relation avec Lui, qui parle à mon cœur, et m’aide à discerner, à comprendre la route que je dois parcourir, et une fois la décision prise, à avancer, à rester fidèle. » nous dit le Pape François. Jésus prend, « le visage déterminé » (Luc 9,51), la route de Jérusalem et, chrétiens, il nous entraîne à sa suite. Il nous demande aussi de prendre résolument la route avec lui.

Chanoine Dominique Aubert, Curé

 

 

Viens Esprit Saint

Tout au long de ce temps pascal qui prendra fin demain, les lectures des Actes des Apôtres nous ont permis de contempler avec émerveillement l'extraordinaire action de l'Esprit Saint dans l'Eglise naissante ! Quelle fécondité ! Juifs convertis ou païens, les nouveaux baptisés se comptent par milliers (cela fait un peu rêver...). L'Esprit Saint - qui avait déjà fait son œuvre, touchant les cœurs, éclairant les intelligences et réchauffant les âmes - est donné en plénitude et pour toujours aux nouveaux baptisés, faisant d'eux des enfants de Dieu et des disciples missionnaires pleins de feu, dont certains paieront de leur vie leur attachement au Christ et à l'Évangile. Et nous voici, nous, 2000 ans après. Apôtres par notre simple présence, par notre engagement dans le monde et au service de nos frères, par notre témoignage, par notre ardeur missionnaire, par notre prière et l'offrande de nos vies, nous ne portons du fruit que soutenus et guidés par l'Esprit Saint. Il nous console, Il nous rassure et Il nous fortifie dans les tribulations ; Il nous guide et nous inspire à l'heure de l'évangélisation ; Il jubile en nous dans les moments de joie ; Il nous apprend à prier, à aimer, à vivre à la hauteur de notre dignité d'enfants de Dieu. Infiniment discret et respectueux de notre liberté, Il ne nous dope pas à "l'insu de notre plein gré". Quel espace lui réservons-nous dans nos vies ? Pensons-nous à Le solliciter, à Le prier ? Savons-nous repérer son action dans notre vie et L'en remercier ? Les Apôtres et les premiers chrétiens ont su s'ouvrir à l'action de l'Esprit Saint qui, à travers eux, a fait des merveilles. Baptisés, confirmés, nous sommes, nous aussi, temple de l'Esprit de Pentecôte. Notre paroisse ne peut pas être un simple lieu de consommation spirituelle. Elle doit être une communauté vivante, ouverte au souffle de l'Esprit, une oasis pour les âmes et les corps en quête de l'eau qui désaltère à jamais.

Chanoine Dominique Aubert

 

Miséricorde

Huit jours après Pâques, nous célébrons, selon la demande de Jésus lui-même faite à Saint Faustine, le Dimanche de la Miséricorde divine : « Je désire que le premier Dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde (P. J. 299). Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces » (P. J. 699). Jésus transmet à ses disciples, dans l’Esprit qu’il souffle sur eux, la mission de remettre leurs péchés aux hommes. Par là c’est sa propre mission qu’il leur transmet : « comme le Père m’a envoyé, moi-aussi je vous envoie ». Les disciples sont les premiers bénéficiaires de cette miséricorde, eux qui l’ont abandonné et qui, par-delà leur défaillance s’entendent dire : « la Paix soit avec vous ». C’est pourquoi ils ont à leur tour à remettre aux hommes leurs péchés. Ils le feront sacramentellement par le sacrement du baptême et le sacrement de Pénitence et de Réconciliation. C’est cette miséricorde dont nous sommes dépositaires qui est le témoignage vivant de la Résurrection du Christ : si Dieu seul peut pardonner les péchés, alors le fait que nous pardonnions réellement à ceux qui nous ont offensés, révèle la présence divine au milieu des hommes. Mais nous ne pouvons pardonner qu’à la manière de Jésus, c’est-à-dire en souffrant des offenses et en les portant à même notre existence en intercédant auprès du Père pour les pécheurs. Et celui qui nous en donne la force, c’est Jésus ressuscité vivant en nous. Encore faut-il croire en ce don et cette présence ! Heureuse absence de Thomas qui nous permet de comprendre que c’est notre manque de foi qui continue à rouvrir les plaies du Christ ! Heureuse confession de foi de Thomas qui nous donne de toucher la miséricorde du Christ et d’y puiser la force du pardon pour les hommes ! La miséricorde, voici l’arme absolue, capable de bouleverser le monde !

Chanoine Dominique Aubert

 

Rameaux
Nous voilà donc arrivés aux portes de la Semaine Sainte. Elle va nous faire revivre les jours ultimes de la vie du Christ et de sa mission parmi les hommes. Au cours de cette semaine, La Grande Semaine, les moindres gestes et paroles du Christ témoignent de la miséricorde infinie qu’il nous porte et de la ferme volonté qu’il a de nous sauver : ainsi, son recul face à la foule qui l’acclame aux portes de Jérusalem, montre qu’il ne cherche pas sa gloire mais celle du Père. Sa connaissance de la trahison de Judas à qui il donne pourtant son corps à la dernière Cène, souligne avec quelle gratuité il propose son amitié, jusqu’au bout. Son annonce du reniement de Pierre qu’il invite à plus de courage, est la preuve qu’il compte sur lui malgré sa faiblesse. Son étonnant silence face aux faux témoins qu’il ne veut pas voir condamnés à sa place, est une manifestation éclatante de son amour des ennemis. Son dialogue avec Pilate qu’il pousse à choisir la vérité, illustre son amour de la justice, même quand celle-ci s’exerce contre lui. Son courage inouï pendant la flagellation et le portement de croix, montre bien qu’il va jusqu’au bout de l’amour et de la non-violence. Ses sept paroles sur la croix nous révèlent la dignité extrême avec laquelle le Fils de Dieu accepte la mort et se donne pour que nous, nous soyons vivants, pardonnés et aimants ! Oui vraiment, tout dans la Semaine Sainte montre la sainteté du Christ c’est-à-dire le rayonnement infini de son amour pour ses proches, pour ses ennemis et pour nous aujourd’hui.
Croyez-vous qu’il soit normal pour un curé de rappeler qu’un chrétien digne de ce nom, à moins d’empêchement réel, doit vivre cette Semaine Sainte et participer à tous les Offices ?
Que nos rameaux soient le signe de notre attachement à la Personne du Christ. Que la messe de la Sainte Cène fasse grandir en nous l’amour de l’Eucharistie et du ministère ordonné. Que la nuit au jardin des Oliviers nous fasse demeurer avec le Christ dans la prière pour le monde entier. Que le Chemin et l’Office de la Croix nous aident à reconnaître l’amour de Dieu qui est plus fort que tout. Et que la fête de la Résurrection nous fasse renouveler les promesses de notre baptême et choisir de vivre à notre tour dans la sainteté, en apprenant à imiter le Christ dans notre existence quotidienne.
Chanoine Dominique Aubert

Vous trouverez ici en téléchargement, le document pour la Neuvaine 2022 de la Miséricorde, à démarrer le vendredi Saint 15/04.

 

 

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